Alors que l’ASSE réalise un excellent début de saison en Ligue 2, l’effectif stéphanois ne serait pas encore totalement complet. Malgré les nombreuses solutions offensives à sa disposition, Ian Cathro pourrait avoir besoin d’un renfort bien précis lors du prochain mercato hivernal. C’est en tout cas l’avis de Jérémy Clément, qui rejoint Laurent Roussey sur un manque susceptible de coûter cher aux Verts dans la course à la montée.
L’AS Saint-Étienne va-t-elle profiter du mercato hivernal pour renforcer son attaque ? Si les hommes d’Ian Cathro enchaînent les bons résultats et occupent les premières places de Ligue 2, certains observateurs estiment que les Verts possèdent encore une faiblesse à corriger. Et pas n’importe laquelle : l’absence d’un véritable attaquant de surface capable de faire la différence dans les rencontres fermées.
Invité de l’émission 100% Sainté sur ICI Saint-Étienne Loire, Jérémy Clément a livré une analyse particulièrement intéressante sur les limites offensives de l’ASSE. L’ancien milieu de terrain stéphanois, satisfait de la dynamique collective, estime néanmoins qu’un profil spécifique manque à Ian Cathro pour disposer d’un effectif totalement armé dans la course à la Ligue 1.
Clément réclame un vrai numéro neuf à l’ASSE !
Malgré la victoire arrachée face au FC Nantes (1-0), Jérémy Clément n’a pas été totalement convaincu par la prestation offensive des Verts. Face à une équipe nantaise bien organisée, les Stéphanois ont longtemps peiné à trouver des solutions pour déséquilibrer le bloc adverse.
« Je trouve qu’à Saint-Étienne, il manque ce joueur de surface, un peu différent que les autres offensifs », a ainsi expliqué l’ancien Vert.
Un constat qui concerne notamment les profils actuellement à disposition de Cathro. Avec Irvin Cardona, Zuriko Davitashvili ou encore Jakob Breum, l’ASSE possède des joueurs techniques, capables de combiner et de créer des décalages. Mais tous présentent des caractéristiques relativement proches.
Ce qui manque selon Clément, c’est un véritable point de fixation, capable de peser physiquement sur les défenseurs, de conserver les ballons dos au but et d’offrir une présence constante dans la surface adverse.
Un profil qui pourrait devenir indispensable face aux équipes de Ligue 2 qui choisissent de défendre très bas contre les Stéphanois.
Et Jérémy Clément n’est pas le seul à partager cette analyse. Il y a quelques semaines, Laurent Roussey avait déjà identifié exactement le même problème, estimant que Saint-Étienne manquait d’un attaquant capable de fixer les défenseurs et de profiter des nombreux centres de ses partenaires.
Le mercato d’hiver pour offrir une nouvelle arme à Cathro ?
Deux anciens Verts qui pointent le même manque, voilà de quoi alimenter les réflexions des dirigeants stéphanois ! Car si l’ASSE possède actuellement suffisamment de qualités pour jouer les premiers rôles en Ligue 2, la multiplication des rencontres face à des blocs regroupés pourrait progressivement compliquer la tâche de Ian Cathro.
D’autant que les adversaires commencent à mieux connaître le jeu des Verts. Avec les semaines qui passent, les équipes savent davantage comment neutraliser les principales forces offensives stéphanoises. Un avant-centre aux caractéristiques différentes pourrait donc permettre à Cathro de varier ses plans et de débloquer certaines situations.
Reste à savoir si Kilmer Sports Ventures et la cellule de recrutement partageront ce diagnostic au moment de préparer le mercato de janvier. Pour l’heure, aucune recherche active d’un nouveau numéro neuf n’a été officiellement confirmée.
Une solution interne pourrait également être étudiée, avec les jeunes Marten-Chris Paalberg et Lamine Sonko, deux attaquants susceptibles d’apporter ce profil différent.
Mais une chose est sûre : si l’ASSE veut retrouver la Ligue 1 dès cette saison, elle devra être capable de répondre à tous les scénarios. Et pour Jérémy Clément comme Laurent Roussey, le recrutement d’un véritable attaquant de surface pourrait bien constituer le petit ajustement capable de faire une grande différence dans la course à la montée.
À Saint-Étienne, le chantier prioritaire de janvier est peut-être déjà tout trouvé !




















