FC Nantes – Mercato : Oldham, Ranieri… Moimbé se confie sur son départ

Prêté au club anglais d’Oldham, Wilfried Moimbé s’apprête à quitter le FC Nantes en cette fin de mercato. Sans la moindre rancoeur.

Son départ ne constitue pas une surprise en lui-même, Wilfried Moimbé n’ayant pas disputé une seule minute cette saison sous les ordres de Claudio Ranieri. C’est plutôt sa destination qui intrigue : l’arrière gauche du FC Nantes a été prêté du côté d’Oldham, à la lutte pour son maintien en troisième division anglaise.

« C’est légitime qu’on dise que c’est une régression »

Interrogé par 20 Minutes, le joueur de 29 explique les raisons de son choix.

« Je peux comprendre que les gens se posent des questions. C’est même légitime qu’on dise que c’est une régression. Mais, je sors de six mois sans jouer… Par ailleurs, je me suis renseigné sur le club. J’ai appelé des amis qui jouent en Angleterre. J’ai beaucoup réfléchi avec mon entourage. Et je me suis dit : ‘Pourquoi pas ?’ À 29 ans, c’est une bonne expérience. Il reste 16 matches à jouer. C’est une belle opportunité pour moi de me montrer et peut-être de m’ouvrir une porte sur le marché anglais. Enfin, on ne va pas se mentir, je ne joue pas que pour l’argent, mais je m’y retrouve aussi très bien financièrement là-bas. En France, il aurait sans doute fallu que je baisse mon salaire si j’avais signé ailleurs… Je pense à mes enfants et à mes petits enfants. »

Le joli message d’adieu de Moimbé

Moimbé fait preuve, au passage, d’une grande élégance à l’égard du FCN, malgré une expérience qui restera un échec.

« Si Ranieri m’a prévenu de sa décision ? Oui, en tout début de saison, lors d’un entretien, il m’a dit que par rapport à son style de jeu, il me trouvait trop offensif pour jouer au poste de latéral gauche. Ça ne le gênait pas que je reste. Il a été très pro, très correct et très honnête. Je me suis toujours donné à l’entraînement, mais ça n’a jamais retenu son attention. (…) Je n’en veux à personne, je ne suis pas comme ça. Je déteste remettre la faute sur quelqu’un. Je n’ai aucune amertume. J’ai néanmoins le regret de ne pas avoir eu plus d’émotions en jouant plus ici. Qui plus est avec ce public incroyable. À mon sens, il y en a peu en France des comme ça. Au passage, je remercie tout le club, Franck et Waldemar Kita. Et surtout, je souhaite au FCN d’accrocher l’Europe en fin de saison. Ça serait tellement beau pour la ville. »

Un message d’encouragements qui grandit son auteur.

Sylvain Opair