L’ASSE a signé sa première victoire de l’année 2026 samedi soir en battant Clermont (1-0) grâce à un but d’Augustine Boakye. Un match marqué par les sifflets du Chaudron à l’encontre de Lucas Stassin, pourtant passeur décisif pour le Ghanéen…
Des sifflets nourris ont accompagné le retour au vestiaire d’une ASSE inquiétante, malmenée pendant le premier acte par des Clermontois plus entreprenants et dangereux hier soir. A 0-0 à la pause, les Verts s’en étaient bien tirés, et ils ont finalement remporté leur première victoire de l’année grâce à un but de Boakye, sur une remise astucieuse de Stassin, sifflé à son remplacement par Cardona. « On avait besoin de cette victoire car cela faisait longtemps qu’on n’avait pas gagné. Je suis plus satisfait du résultat que de notre performance mais j’espère qu’on pourra construire sur cette victoire », a commenté Eirik Horneland.
Horneland a aimé le match de Stassin
Invité à évoquer les sifflets nourris du Chaudron à l’encontre de Stassin, le Norvégien a tenu à défendre son jeune attaquant. « Lucas Stassin a travaillé dur pour l’équipe et a notamment délivré une jolie passe décisive. Je suis très content de sa prestation, les sifflets à sa sortie sont assez difficiles. Je respecte la décision de ceux qui ont sifflé Lucas mais moi, je l’ai trouvé bon. Il a fait un bon match. J’ai aimé son implication. Il était à fond, il avait envie de faire la différence. » Même si Stassin n’a plus marqué depuis trois mois, les sifflets semblent davantage s’expliquer par ses envies de départ, et par les sorties médiatiques de son père, à charge contre l’ASSE et sa direction, la dernière datant d’hier dans Le Progrès avant ce match de la 19e journée de L2 : « Lucas a vu pour la première fois les dessous noirs du foot. Ça a été très compliqué, il le disait lui-même, il était honnête. Il en parlait souvent avec le coach. Il n’était pas bien mentalement, physiquement, il ne s’entraînait pas bien… Il a eu un creux mental. C’est logique pour un garçon de 20 ans, après tout ce qu’il a vécu cet été. Ce n’est pas un robot. Il habite seul, il s’était un peu isolé. Il le disait. Lui qui avait l’habitude de rester pour une deuxième séance, là, il rentrait chez lui. Mais depuis un mois, il s’est remis en mode machine, il s’est totalement repris en main et il est serein. Il reprend soin de lui, il bosse, il fait ses deux séances quotidiennes sur le terrain et en salle. Il a repris un préparateur physique. Je le vois, il est de nouveau fit. Il s’est mis en tête de reperformer et de faire monter Saint-Étienne ». Une sortie qui contrastait avec les propos tenus il y a deux mois dans un entretien accordé à un journaliste belge, mais qui n’ont pas suffi à faire retrouver du crédit au jeune attaquant, symbole de l’échec de la politique sportive de Kilmer Sports aux yeux du public stéphanois, et d’un « foot business » déploré par de nombreux supporters, dans le Forez.
Nouvelle banderole dans la Sud : « Kilmer : qui mène la barque pour éviter un nouveau naufrage ? L’ASSE ne s’achète pas, elle se respecte »#ASSECF63 #ASSE #GA92
— Envertetcontretous (@Site_Evect) January 17, 2026
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