Si l’OM a surpris en publiant un communiqué incendiaire au sujet du traitement médiatique dont il fait l’objet cette saison, Pierre Ménès a recadré Roberto De Zerbi.
L’OM sort les muscles. Dans un style institutionnel, mais au ton clairement martial, le club phocéen a voulu marquer le terrain et poser un cadre hier soir face à ce qu’il considère être un traitement médiatique injuste. Dans ce texte, l’OM insiste d’abord sur sa stratégie de communication, définie et assumée par la direction. Et surtout, le club balaie d’un revers de main toute accusation de boycott ou de censure.
Le communiqué cinglant de l’OM
L’OM affirme que ses décisions sont des choix stratégiques, basés sur l’analyse des contextes, des traitements médiatiques observés et le respect de l’institution. Mais la phrase qui fait le plus parler est celle qui rappelle que le club « est en droit d’attendre de l’ensemble des journalistes le respect des règles déontologiques ». Autrement dit : l’OM ne veut plus être la cible de certaines attaques, et entend se défendre si nécessaire. Le communiqué va même plus loin en menaçant de « toutes les voies appropriées » en cas de mise en cause infondée portant atteinte à l’image du club ou de ses collaborateurs. Une formulation qui ne laisse aucun doute : Marseille ne se contentera plus de répondre à coups de petites phrases. Le club se prépare à riposter, y compris juridiquement si besoin.
Ménès recadre De Zerbi
Dans ce contexte, Roberto De Zerbi, déjà au centre des débats, est plus que jamais exposé. Son message à la presse, affirmant après la solide victoire contre le RC Lens (3-1) qu’il n’a « pas à convaincre » les journalistes, a été perçu comme un signe de défi. Une posture qui a provoqué la réaction cinglante de Pierre Ménès, qui a dénoncé une vision trop simpliste des critiques : « Dire que contre Nantes et Liverpool c’était nase et que c’était brillant à Angers et contre Lens ce n’est même pas de l’analyse mais juste de l’observation ». Ce communiqué marque une nouvelle étape dans la guerre froide entre l’OM et une partie des médias. Marseille affirme désormais son droit à se protéger, à imposer ses règles et à réclamer le respect, tout en restant concentré sur ses objectifs sportifs. La question qui plane désormais : ce cadre de communication renforcé va-t-il apaiser les tensions… ou les amplifier ? Dans tous les cas, l’OM a clairement choisi de passer à l’offensive.







