Si certains joueurs de l’OM ne donnent pas leur pleine mesure aux yeux de Roberto De Zerbi, Mason Greenwood reste indéboulonnable malgré quelques tensions la saison dernière.
S’il y a bien un joueur de l’OM qui est au-dessus du lot, c’est bien Mason Greenwood. L’Anglais joue presque tous les matches et fait l’unanimité dans l’équipe cette saison. Son absence sur le banc contre le RC Lens (3-1, le 24 janvier) n’était qu’une exception, une préparation stratégique pour le match crucial en Ligue des Champions à Bruges (0-3). L’OM dépend terriblement de l’efficacité de Greenwood, et l’attaquant veut être sur le terrain à chaque rencontre. Roberto De Zerbi l’a compris et mise énormément sur lui. Selon L’Équipe, les rapports entre les deux hommes se sont apaisés après les tensions récurrentes de la première saison de Greenwood sur la Canebière.
Changement de ton spectaculaire en interne
Le changement de ton est spectaculaire en interne. Pour expliquer la mise à l’écart d’Amir Murillo envoyé en réserve cette semaine, le coach de l’OM n’hésite pas à comparer sa situation avec celle de Greenwood : « Si nous devons perdre, nous perdrons mais avec envie. La même que Mason Greenwood a montré samedi dernier à Paris (contre le PFC, 2-2). Je le martelais la saison dernière. Il a réussi à atteindre la chose que j’attendais de lui. Et peut-être que le mérite vient aussi de moi parce que je l’ai poussé tant de fois, et je me suis beaucoup bagarré pour lui tout d’abord, mais pour le club aussi. »
De Zerbi a arrêté de vexer Greenwood
Aujourd’hui, De Zerbi n’a plus besoin d’alterner entre affection et management vexatoire, comme lorsqu’il avait écarté Greenwood du coup d’envoi du Classique au Parc des Princes (1-3, le 16 mars 2025). L’Anglais est devenu plus clinique et complet que jamais, et l’idée de le laisser de côté est désormais inconcevable. Le technicien italien de l’OM conclut : « L’important est qu’il comprenne d’ici trois, quatre ans et se dise : “Ah c’est pour ça que le coach me prenait la tête”. Après, quand on voit le second but qu’il a marqué à Bruxelles (contre l’Union Saint-Gilloise, 3-2, le 9 décembre en C1), le coup du talon à la Drogba pour tromper le défenseur, la facilité qu’il a eue de mettre ce ballon pour battre un gardien de 2,10 m… Je me retourne vers mon banc et je me dis (en français) : Putain, waouh… »




















