Les remous causés par la manita à Paris et les tensions autour de Roberto De Zervi pourraient fragiliser la position de Pablo Longoria à la présidence de l’OM.
La manita encaissée à Paris n’a pas seulement ravivé la colère des supporters de l’OM. Elle a aussi accentué les tensions autour de Roberto De Zerbi et, en toile de fond, fragilisé la position de Pablo Longoria à la tête du club phocéen. En interne, le climat se tend et certaines certitudes vacillent dangereusement. Jusqu’ici, le président de l’OM avançait protégé par la confiance de l’actionnaire et une forme de stabilité institutionnelle. Mais l’accumulation des signaux négatifs commence à peser lourd. Un mercato de plus en plus contesté, des choix sportifs remis en cause et une fracture grandissante entre le vestiaire, le staff et les tribunes : le cocktail est explosif.
Un changement radical en vue ?
Achille Ash, journaliste à 20 Minutes, pose un diagnostic clair. « Pablo Longoria n’est pas encore officiellement menacé, mais sa position est plus exposée que jamais. Avec un mercato contesté et un climat qui pourrait vite devenir explosif sont autant d’éléments qui pourraient donner à Shéhérazade Semsar-de Boisséson et au conseil de surveillance la légitimité pour acter un changement radical. » Une analyse qui résonne d’autant plus fort que, selon RMC Sport, Frank McCourt surveille de très près l’évolution de la situation à l’OM. L’actionnaire américain, habituellement en retrait du quotidien, serait particulièrement attentif aux tensions actuelles et aux décisions à venir. Un signal rarement anodin dans l’histoire récente du club d’autant que Medhi Benatia serait également usé et qu’il a toujours laissé entendre qu’il n’y serait pas éternel…
McCourt met le nez dans les affaires de l’OM
À l’OM, quand l’actionnaire commence à observer de plus près, c’est souvent que le niveau d’alerte a changé. Dans ce contexte, le dossier De Zerbi devient central. S’il venait à être lâché, la responsabilité de Longoria serait mécaniquement engagée. À l’inverse, le maintenir coûte que coûte pourrait accentuer la fracture avec les supporters et une partie du vestiaire. Un équilibre instable, presque intenable. Le conseil de surveillance, emmené par Shéhérazade Semsar-de Boisséson, observe, analyse et jauge la situation. Pour l’instant, aucun mouvement officiel. Mais l’idée d’un virage radical n’est plus taboue, surtout si les résultats ne suivent pas rapidement. À l’OM, les crises sportives finissent rarement seules. Et quand McCourt regarde de plus près, c’est que le temps des décisions approche.







