Désormais entraîneur du Benfica mais ancien du FC Barcelone et du Real Madrid, José Mourinho a tenu des propos très durs concernant l’arbitre du match contre les Merengue (0-1) hier.
Que faire quand l’un de ses joueurs est embourbé dans une sinistre histoire de propos racistes ? José Mourinho a la réponse : détourner l’attention ! En conférence de presse, hier soir, après la défaite du Benfica face au Real Madrid (0-1) à la Luz, le Special One a dû répondre à des questions sur le dérapage raciste de Gianluca Prestianni à l’encontre de Vinicius Jr. Et il a préféré appuyer là où ça fait mal pour les Merengue : les faveurs arbitrales. Mourinho, expulsé pendant le match, a clairement dit que l’homme en noir, François Letexier, avait une liste des joueurs du Real qu’il ne fallait surtout pas avertir hier soir sous peine de suspension pour le retour…
« Quelqu’un lui a dit qu’ils ne pouvaient pas prendre de jaune »
« Il n’y a rien à expliquer, tout est très évident : j’ai 1.300 matchs au compteur, près de 200 en Coupes d’Europe, c’est simple. L’arbitre avait un petit papier sur lequel était écrit Carreras, Tchouaméni, Huijsen ; s’ils prennent un carton jaune, ils ne peuvent pas jouer [le prochain match]. Il le sait car il n’avertit pas Huijsen sur sa simulation ou Tchouaméni après qu’il a commis 3, 4, 5 fautes. Quelqu’un lui a dit qu’ils ne pouvaient pas prendre de jaune. C’est ce que je lui ai dit et c’est pour ça qu’il m’a expulsé. »
Mourinho a conclu son passage par une blague sur l’arbitre du match retour : « On va bien voir si ce n’est pas Anthony Taylor ». L’Anglais avait dirigé la finale d’Europa League entre le FC Séville et la Roma de Mourinho. Son arbitrage avait été tellement critiqué par le Portugais qu’il avait subi du harcèlement de la part des supporters italiens. Il en est encore traumatisé aujourd’hui…
José Mourinho rejoint ainsi son ancien club, le FC Barcelone, où il a été entraîneur adjoint de 1996 à 2000, dans sa croisade contre les faveurs arbitrables dont bénéficie le Real Madrid. Un thème vieux comme la Maison Blanche et qui a bien servi hier soir, même si le dossier Prestianni n’a pas été refermé pour autant. Loin de là, même…




















