Pierre Ménès a livré ses premières impressions sur la première ratée d’Habib Beye sur le banc de l’OM, battu vendredi à Brest en ouverture de la 23e journée de Ligue 1 (0-2).
Le verdict est tombé. Et il est sévère. Après la défaite de l’OM à Brest (0-2), Pierre Ménès a livré une analyse tranchante sur sa chaîne YouTube. Pour lui, le mal est bien plus profond que la simple première ratée d’Habib Beye.
« Le néant absolu », Beye épargné
Ménès n’a pas pris de gants pour décrire la prestation marseillaise : « Le mal est très profond avec une équipe de l’OM qui a fait une première période indigne de jouer une coupe d’Europe. En termes d’envie, engagement physique, d’implication tactique… c’était le néant absolu. » Le constat est brutal. L’OM n’a pas seulement perdu. Il a sombré dans l’attitude, dans l’intensité, dans l’investissement. Une faillite collective bien plus inquiétante qu’un simple revers comptable. Pour autant, l’ancien consultant de Canal+ refuse de faire de Beye le principal responsable.
« Première pour Beye, première défaite. Toujours impuissant offensivement, l’OM a perdu à Brest et montré que le mal était profond. C’est une semaine encore difficile qui attend les Olympiens. Certains vont se faire un plaisir de dire qu’il n’y a pas eu d’électrochoc avec l’arrivée de Beye, ce qui est incontestable. Maintenant, lui attribuer une quelconque responsabilité dans cette défaite me paraît quelque peu exagéré et un peu malhonnête », a-t-il analysé avec recul et justesse. Un message clair : le problème dépasse le banc. Beye hérite d’un groupe en perte de confiance, incapable de produire du jeu et friable mentalement. En quelques jours, difficile d’inverser une dynamique aussi négative.
Pavard encore et toujours dans le viseur
Si Beye est dédouané, certains joueurs le sont beaucoup moins. Benjamin Pavard en prend pour son grade. « Pavard est totalement à la ramasse. Probablement pas le seul mais c’est son rôle de défendre sur l’attaquant non ? », a ironisé Ménès. Dépassé dans les duels (3/11 gagnés), en retard sur les appels, le défenseur symbolise une arrière-garde marseillaise trop permissive. Et quand la base défensive vacille, tout s’écroule.
Autre cible : Igor Paixão. « On a aussi du mal à comprendre comment l’OM a payé 35 millions d’euros pour un joueur nommé Paixao qui ne dribble jamais personne. » Une phrase qui pique. Dans une équipe en panne d’inspiration, l’ailier brésilien était censé apporter créativité et percussion. À Brest, il a été transparent. Seul Quinten Timber trouve grâce aux yeux de Ménès. Un maigre lot de consolation dans un collectif en souffrance.
Le calendrier de fin de saison de l’OM :
01/03 : OM-Lyon (24e journée de Ligue 1)
04/03 : OM-Toulouse (quarts de finale de la Coupe de France)
07/03 : Toulouse-OM (25e journée de Ligue 1)
15/03 : OM-Auxerre (26e journée de Ligue 1)
22/03 : OM-Lille (27e journée de Ligue 1)
05/04 : Monaco-OM (28e journée de Ligue 1)
12/04 : OM-Metz (29e journée de Ligue 1)
19/04 : Lorient-OM (30e journée de Ligue 1)
22/04 : Demi-finales de Coupe de France
26/04 : OM-Nice (31e journée de Ligue 1)
03/05 : Nantes-OM (32e journée de Ligue 1)
09/05 : Le Havre-OM (33e journée de Ligue 1)
16/05 : OM-Rennes (34e journée de Ligue 1)
23/05 : Finale de Coupe de France




















