Invité de l’émission After Foot sur RMC, Antoine Kombouaré s’est exprimé sans détour sur son passage au FC Nantes… et surtout sur sa relation avec son président, Waldemar Kita. Un sujet souvent polémique, mais que le technicien a tenu à nuancer.
“Ce n’est pas impossible de travailler avec Kita”
Interpellé par Daniel Riolo, qui affirme que travailler avec Kita est mission impossible, Kombouaré ne partage pas cet avis.
« Non, ce n’est pas impossible. À condition que vous mettiez des limites. »
L’ancien coach nantais reconnaît des tensions, mais insiste sur un point essentiel : la capacité à poser un cadre clair.
« Moi, c’est ce que j’ai fait avec le président Kita, pour qui j’ai du respect. Il a compris que, dans mon fonctionnement, il y a des choses qu’il peut faire, qu’il peut dire et puis il y a des limites. »
Une relation tendue… mais maîtrisée
Kombouaré ne cache pas que la relation a pu être compliquée. Mais selon lui, tout a changé à partir du moment où il a imposé ses règles.
« À un moment donné, je lui ai dit stop. Ça a été compliqué dans les relations parce que je lui ai dit : “À partir d’aujourd’hui, on ne parle plus de foot.” »
Une décision forte, qui a permis de rééquilibrer les échanges et d’installer un fonctionnement plus sain.
Derrière les tensions, du respect
Malgré les désaccords, l’ancien entraîneur des Canaris insiste sur le respect mutuel qui s’est installé avec le temps.
« C’était une opposition par rapport aux idées, par rapport au travail que je mettais en place. Après, il y avait du respect. »
Il précise également s’être appuyé au quotidien sur Franck Kita, avec qui la relation était plus fluide.
Kombouaré défend aussi son bilan
Au-delà de la relation avec la direction, Kombouaré a tenu à rappeler son passage réussi à Nantes. Arrivé dans un contexte difficile, il a su stabiliser le club.
« Je suis arrivé, j’étais le quatrième entraîneur de l’année. Derrière, je suis resté deux ans. On a gagné la Coupe de France, on a joué la Coupe d’Europe. »
Avec 153 matchs dirigés et une moyenne de 1,31 point par match, le technicien met en avant une certaine continuité, malgré les turbulences.
« Je n’ai jamais connu de descente. »
Une sortie qui tranche avec l’image
Souvent décrit comme difficile à gérer, Waldemar Kita trouve ici un défenseur inattendu. Sans nier les tensions, Kombouaré apporte un discours plus nuancé, presque à contre-courant.
Un message clair : avec des limites et du caractère, il est possible de travailler à Nantes. Une version qui contraste avec de nombreux témoignages… et qui relance le débat autour de la gestion du club.


















