Si l’ASSE veut avoir une chance de franchir les barrages de Ligue 1, les Verts devront hausser leur niveau dans au moins trois secteurs. Analyse.
Animation offensive : un énorme manque de tranchant
C’est probablement le chantier numéro un. Face à Rodez, l’ASSE a longtemps donné l’impression de manquer d’idées et surtout de danger dans les trente derniers mètres. Une réalité que Montanier lui-même a reconnue après la rencontre : « On a été peu performants dans l’animation offensive. Leur gardien ne fait pas beaucoup d’arrêts. » Les Verts ont rarement réussi à déséquilibrer le bloc ruthénois et certaines options tactiques n’ont pas totalement fonctionné. Le repositionnement de Zuriko Davitashvili dans l’axe, en numéro 10, n’a pas réellement apporté les déséquilibres espérés. En revanche, son retour sur le côté gauche après l’entrée d’Aimen Moueffek a coïncidé avec le meilleur temps fort stéphanois. Montanier devra donc rapidement trouver une formule plus agressive offensivement.
Gestion des couloirs : un vrai problème défensif
Autre inquiétude majeure : les côtés. Le latéral ruthénois Nolan Galves a énormément profité des espaces laissés par les Stéphanois. Très peu gêné dans son couloir, il a pu centrer à plusieurs reprises sans réelle opposition. Le travail défensif des joueurs offensifs, notamment celui de Ben Old, a parfois semblé insuffisant pour protéger les latéraux. À l’opposé, Kévin Pedro a offert davantage de garanties, même si l’ensemble reste encore trop fragile pour un affrontement contre un club de Ligue 1. Dans des barrages où chaque détail sera puni, l’ASSE devra être beaucoup plus rigoureux dans la gestion des transitions et des un-contre-un sur les côtés.
Être plus clinique dans la zone de vérité
C’est probablement le point qui pourrait tout changer. On le répète souvent : la principale différence entre la Ligue 1 et la Ligue 2 se joue dans l’efficacité dans les surfaces. Et contre Rodez, l’ASSE a clairement laissé passer sa chance de tuer le match avant les tirs au but. L’exemple le plus marquant reste cette énorme occasion d’Aimen Moueffek dans le temps additionnel, seul face à Quentin Braat. À ce niveau-là, ce genre d’opportunité doit finir au fond. Montanier le sait parfaitement : ses joueurs devront être beaucoup plus froids et efficaces s’ils veulent survivre sur deux matchs face à une équipe de Ligue 1. Comme pour les tirs au but, ce travail de précision et de lucidité sera forcément au cœur de la préparation des prochains jours. Car les barrages se joueront probablement sur très peu de choses. Et l’ASSE n’aura pas le droit au gaspillage.





















