Si les dirigeants de l’OM attendent de savoir s’ils pourront disputer la prochaine Logue Europa, les nouvelles sont mauvaises en vue du mercato.
L’été marseillais s’annonce particulièrement délicat. Entre les incertitudes liées aux compétitions européennes et la nécessité de remodeler l’effectif, les dirigeants de l’OM savent qu’ils devront réaliser un mercato quasiment parfait. Mais un obstacle supplémentaire pourrait venir compliquer leurs plans.
Le marché du Golfe se ferme progressivement
Invité de L’Équipe du Soir, le journaliste Nabil Djellit a mis en lumière une difficulté grandissante pour l’OM : la baisse d’attractivité du marché du Golfe pour certains transferts. Ces dernières années, Marseille avait réussi à dégraisser son effectif en envoyant plusieurs joueurs vers des championnats du Moyen-Orient, souvent grâce aux connexions de Mehdi Benatia. Mais selon Djellit, cette époque touche à sa fin : « Ils ne vont pas faire n’importe quoi, ils ne vont pas venir faire plaisir à certains clubs européens, ce ne sont pas des pigeons », explique-t-il.
Autrement dit, les formations concernées ne sont plus disposées à payer des montants élevés pour récupérer des joueurs dont les clubs cherchent absolument à se débarrasser. Une évolution qui pourrait pénaliser directement l’OM.
Des indésirables difficiles à vendre à l’OM
L’autre inquiétude concerne les joueurs poussés vers la sortie. Certains éléments revenus de prêt ou placés au second plan ces derniers mois pourraient ne pas se montrer particulièrement coopératifs au moment de quitter le club. Djellit souligne d’ailleurs cette difficulté : « Les mecs qui reviennent, qui se sont fait maltraiter, qu’on a loftés, et puis là on leur dit : « Maintenant vous allez sauver le club les gars, vous allez partir. » Mais ils ne vont pas forcément être pressés de partir. » Une remarque qui résume parfaitement le défi auquel pourrait être confrontée la direction marseillaise.
L’arrivée de Grégory Lorenzi ajoute également une inconnue supplémentaire. Nabil Djellit s’interroge notamment sur son réseau à l’international et sa capacité à trouver rapidement des solutions pour certains dossiers complexes. Car au-delà des recrues, une partie de la réussite du mercato dépendra surtout de la capacité de l’OM à alléger son effectif et sa masse salariale. Entre les décisions de l’UEFA, les contraintes financières, les ventes attendues et les négociations compliquées, Marseille s’apprête à vivre un mercato particulièrement stratégique. Plus que jamais, chaque dossier risque de peser lourd dans la construction de l’effectif de la saison prochaine.







