La DNCG a décidé d’un « sursis à statuer » pour l’OM après une audition lunaire de Stéphane Richard et d’Alban Juster.
L’OM a évité une sanction immédiate, mais le passage devant la DNCG a laissé des traces. Alors que le club phocéen s’attendait à voir sa masse salariale et son mercato encadrés, le gendarme financier du football français a finalement opté pour un sursis à statuer. Une décision qui cache pourtant une réelle inquiétude sur la solidité du dossier présenté par les dirigeants marseillais.
Une audition qui a surpris la DNCG
Selon L’Équipe, l’audition de l’OM n’a pas convaincu. Premier élément marquant : Stéphane Richard serait arrivé avec près de vingt minutes de retard au siège de la LFP. Une situation inhabituelle pour un rendez-vous aussi stratégique. Plus étonnant encore, le futur président marseillais se serait présenté seul devant l’instance, tandis qu’Alban Juster intervenait à distance en visioconférence. À titre de comparaison, l’OL aurait mobilisé plusieurs juristes, experts financiers et commissaires aux comptes pour défendre son dossier.
Sur le fond, la DNCG aurait également été refroidie par certaines projections présentées par l’OM. L’instance aurait notamment été surprise par des scénarios évoquant une éventuelle exclusion de l’OL des compétitions européennes et une qualification marseillaise en Ligue des champions avec les revenus associés. Des hypothèses considérées comme beaucoup trop spéculatives pour bâtir un budget crédible. Résultat : la DNCG réclame désormais des éléments complémentaires ainsi qu’un plan financier plus cohérent.
L’OM vers l’austérité
Cette décision constitue un véritable avertissement pour Frank McCourt et ses équipes. L’OM devra rapidement revenir avec un dossier plus solide afin d’éviter des restrictions plus sévères sur la masse salariale ou les transferts. Dans ce contexte, plusieurs ventes importantes restent attendues durant l’été. Le dossier Mason Greenwood demeure prioritaire, mais d’autres cadres pourraient également être concernés afin de rééquilibrer les comptes. Pendant ce temps, Lyon semble avoir rassuré davantage les instances financières.
Les échanges réguliers avec la DNCG et certaines ventes déjà réalisées ont permis aux Gones d’aborder leur audition dans un climat plus serein. Un contraste qui n’est pas passé inaperçu et qui renforce la pression sur les dirigeants marseillais. L’OM dispose encore de temps pour corriger le tir. Mais ce sursis à statuer ressemble fortement à un rappel à l’ordre. Les prochaines semaines seront cruciales pour l’avenir du club, son mercato et sa capacité à construire un effectif compétitif pour la saison à venir. À Marseille, l’été s’annonce décidément brûlant, aussi bien sur le terrain que dans les bureaux.





















