Il y a tout juste un an, le RC Lens tentait de se relever d’une défaite frustrante à Metz et de l’incertitude autour de son effectif. Aujourd’hui, ce sont d’autres signaux d’alerte qui agitent Bollaert, avec une équipe qui peine à sortir la tête de l’eau après un début de saison inquiétant.
Metz, Lorient et l’art de souffler le chaud et le froid
Le 1er novembre 2025, le RC Lens avait du mal à capitaliser sur ses temps forts. Battus à Metz (0-2) quelques jours après avoir fait tomber l’OM à Bollaert, les Sang et Or venaient de recevoir un sérieux avertissement. À l’époque, Pierre Sage avait dû secouer ses joueurs pour les remobiliser avant la réception de Lorient, et la question de l’état d’esprit du groupe était sur toutes les lèvres. Le vestiaire bruissait des discussions du coach, Mamadou Sangaré évoquait le besoin d’oublier la défaite et de se concentrer sur la suite, tandis que le club suivait de près les mouvements sur le marché, à commencer par l’incertitude autour de Clauss, annoncé sur le départ à Nice. L’instabilité planait déjà, mais l’espoir d’un rebond restait vivace, à l’image d’un groupe encore capable de coups d’éclat malgré quelques trous d’air.
Un an plus tard : le RC Lens dans le dur, la sonnette d’alarme retentit
Douze mois plus tard, le fil rouge n’est plus celui d’une équipe irrégulière mais d’un RC Lens clairement dans le dur. La défaite dans le derby face au LOSC (0-1), la sixième déjà en 13 matchs officiels, fait ressurgir les mauvais souvenirs de la saison 2017-2018, où le club avait sombré en Ligue 2. L’ambiance a viré à la gueule de bois : sur le terrain, la prestation a été jugée indigente par les observateurs, avec un Thauvin ciblé et un groupe incapable d’enchaîner deux passes selon Pierre Ménès. En coulisses, la tension est palpable, symbolisée par le coup de sang de Todibo à sa sortie contre Lille et les interrogations sur son avenir dès cet hiver. L’absence prolongée d’Odsonne Édouard, blessé jusqu’au printemps, pèse lourd sur un secteur offensif déjà en panne, au point que la majorité des supporters réclament un renfort au mercato. Loin de la dynamique de l’an passé, c’est désormais la peur d’une saison galère qui domine, entre doutes collectifs, gestion de crise et pression populaire. Si l’an dernier il était question de rebondir, cette fois, c’est la survie dans le bon wagon qui semble être le vrai combat du RC Lens. Les signaux d’alerte se sont transformés en véritable clignotant rouge : à Bollaert, c’est l’heure du sursaut… ou du basculement définitif.



















