Meilleur joueur de Ligue 2 la saison dernière, Zuriko Davitashvili traverse une période particulièrement compliquée à l’ASSE. Moins décisif, moins percutant et désormais contesté dans le onze de départ, l’international géorgien semble avoir perdu ce qui faisait sa force. Un problème de confiance ou une incompatibilité avec les méthodes d’Ian Cathro ?
Il devait être l’un des grands hommes de la saison de l’AS Saint-Étienne. Pour l’instant, Zuriko Davitashvili est surtout l’une des grandes déceptions du début d’exercice. Après avoir survolé la Ligue 2 la saison dernière avec 14 buts et 5 passes décisives en 29 rencontres, l’ancien Bordelais connaît une chute de rendement spectaculaire.
En dix apparitions cette saison, le Géorgien n’a inscrit qu’un petit but et délivré deux passes décisives. Des chiffres bien éloignés de son statut de meilleur joueur du championnat lors du précédent exercice. Et le plus inquiétant n’est peut-être pas là : Davitashvili semble avoir perdu cette capacité à faire basculer une rencontre sur une accélération, un dribble ou une inspiration individuelle.
Davitashvili, la grande victime du système Cathro ?
Comme le souligne le site En Vert et Contre Tous, le problème ne semble pourtant pas venir d’un manque d’investissement. Lors de la lourde défaite face à Guingamp (3-0), Davitashvili a parcouru 8,1 kilomètres en 68 minutes et touché 40 ballons. Des statistiques qui témoignent d’une réelle activité, mais qui ne se traduisent plus par des différences dans les trente derniers mètres.
Le changement d’entraîneur pourrait expliquer une partie de ses difficultés. Alors qu’Irvin Cardona semble parfaitement s’épanouir dans le dispositif mis en place par Ian Cathro, Davitashvili peine à trouver ses repères. Moins libre dans ses déplacements, moins inspiré dans ses prises de balle, le Géorgien donne parfois l’impression de chercher sa place dans l’animation offensive stéphanoise.
Redevenu titulaire lors des deux dernières rencontres, il n’a pas réussi à saisir cette opportunité pour relancer sa saison. De quoi soulever une question : le système de Cathro permet-il réellement d’exploiter les qualités de son joueur le plus talentueux techniquement ?
Un véritable casse-tête pour l’ASSE avant la suite de la saison
La situation est d’autant plus préoccupante que Saint-Étienne aura besoin d’un Davitashvili à son meilleur niveau pour atteindre ses ambitions. Face aux équipes regroupées, sa capacité à éliminer dans les petits espaces et à créer des décalages constitue une arme précieuse.
Mais le temps presse. À force d’enchaîner les prestations décevantes, l’international géorgien risque de voir sa place dans la hiérarchie offensive se fragiliser davantage.
Reste à savoir si Ian Cathro saura trouver la formule pour réveiller son joueur. Car à seulement 25 ans, Davitashvili n’a certainement pas perdu son talent en quelques mois. En revanche, l’ASSE doit rapidement comprendre pourquoi son ancien facteur X est devenu aussi discret. Et surtout, comment lui redonner les clés du jeu stéphanois.




















