Dans la discrétion la plus totale, Kilmer Sports a déniché un renfort qui risque bien de ramener l’ASSE en Ligue 1 en fin de saison.
Ce n’est pas une recrue clinquante ni un nom destiné à faire vibrer Geoffroy-Guichard. Pourtant, l’ASSE vient peut-être de réussir l’un de ses coups les plus structurants de la saison, analysé en profondeur par Peuple Vert. Avec l’arrivée de Ben Smalley, le club du Forez renforce en profondeur son projet sportif et envoie un signal clair à Eirik Horneland : les Verts sont prêts à lui donner les moyens de ses ambitions. Peu connu du grand public, l’intéressé débarque à l’ASSE avec un CV qui parle pour lui. En provenance de Crystal Palace, le Britannique arrive auréolé d’une solide expérience acquise au plus haut niveau du football anglais. Son parcours est celui d’un technicien qui a gravi les échelons un à un, sans brûler les étapes. Passé par Charlton Athletic comme stagiaire en préparation physique, il rejoint ensuite Queens Park Rangers, où il travaille successivement avec l’académie, les U23 puis la B Team. Une progression méthodique qui lui a permis de développer une vision globale du joueur, de la formation au football professionnel.
Par son passé en Angleterre, Smalley a l’étoffe d’un héros
À Crystal Palace, son ascension se confirme. D’abord intégré comme préparateur physique junior de l’équipe première, il devient rapidement assistant avant d’être promu Head of Strength and Conditioning du groupe pro. Un poste clé, occupé dans un environnement ultra-exigeant, au sein d’un championnat où l’intensité physique est reine. Smalley ne se contente pas d’un rôle d’exécutant. Il développe une expertise pointue en strength training, en réathlétisation, en biomécanique et en individualisation de la charge de travail. Certifié par des références mondiales comme EXOS, ALTIS, UKSCA ou Jordan Strength Coach Education, il possède également une licence UEFA C, preuve d’une compréhension fine des contraintes tactiques et du jeu. Cette polyvalence fait de lui un profil rare, capable d’intervenir au carrefour de la performance, du médical et du staff technique. À Crystal Palace, il a travaillé sous des entraîneurs aux philosophies très différentes, de Roy Hodgson à Patrick Vieira, en passant par Oliver Glasner. Une capacité d’adaptation qui pèse lourd et qui rassure dans un projet en construction comme celui de l’ASSE.
Un profil taillé pour le projet d’Horneland
Si Ben Smalley arrive aujourd’hui à l’ASSE, ce n’est pas un hasard. Le football prôné par Eirik Horneland est exigeant, énergivore, basé sur l’intensité, la répétition des efforts et la capacité à maintenir un haut niveau physique sur la durée. Pour faire vivre ce projet et le faire perdurer en Ligue 1, le coach norvégien avait besoin de garanties solides dans l’ombre. Smalley coche toutes les cases. Son rôle ira bien au-delà de la simple préparation athlétique. Il devra structurer la gestion des charges, améliorer la prévention des blessures musculaires et optimiser les retours à la compétition, dans un effectif trop souvent freiné par les pépins physiques ces derniers mois. Sans promettre de miracles immédiats, l’ASSE pose ainsi les bases d’un fonctionnement plus cohérent, plus moderne et plus durable.
Un message clair envoyé au coach… et aux supporters
Avec ce renfort discret mais stratégique, l’AS Saint-Étienne envoie un message fort. Le club ne se contente plus de bricoler, il investit dans la structure, dans la compétence et dans le long terme. En attirant un profil issu de la Premier League, les Verts se rapprochent progressivement des standards européens, loin des projecteurs mais au cœur de la performance. Pour Horneland, cette arrivée n’est pas anodine. Elle renforce son projet, crédibilise sa vision et pourrait peser lourd dans sa volonté de s’inscrire dans la durée à l’ASSE. Parfois, les recrues les plus importantes ne se trouvent pas sur la feuille de match. Smalley en est peut-être la preuve la plus éclatante.




















