À quelques heures du coup d’envoi de sa toute première Coupe d’Afrique des Nations, l’ancien attaquant du RC Lens M’Bala Nzola (29 ans) souhaite marquer l’histoire du football angolais.
Passé au RC Lens sans grande réussite la saison dernière, M’Bala Nzola n’en reste pas moins ambitieux à l’heure de disputer sa tory première CAN. Le buteur de 29 ans a gagné en maturité et en puissance, pointant aujourd’hui à 10 millions d’euros de valeur marchande. Mais en sélection, l’histoire commence tout juste à s’écrire. « Je ne me suis jamais senti aussi bien, physiquement comme mentalement », confie-t-il à Foot Mercato. Avec treize sélections, l’international angolais sait que la CAN représente bien plus qu’une compétition : un rendez-vous avec son peuple et l’occasion de propulser son pays sous les projecteurs du continent africain.
L’attaquant angolais affiche une confiance retrouvée
Arrivé cet été à Pise en prêt de la Fiorentina, Nzola a immédiatement retrouvé le sourire et l’efficacité qui lui avaient valu le respect en Serie A. « Je me suis bien préparé. J’ai fait attention à mon hygiène de vie, je me donne à fond à chaque entraînement », détaille-t-il, insistant sur la rigueur qui lui permet d’atteindre son plus haut niveau. Fort de trois buts en quatorze matchs cette saison, l’avant-centre angolais ne cache pas sa forme olympique : « C’est comme si je revenais à la maison et que je continuais ma route. » Cette confiance, il entend la transporter sur les pelouses ivoiriennes, déterminé à répondre présent lors des grands rendez-vous.
Objectif CAN : meilleur buteur et ambitions collectives
Pour sa première édition africaine, le numéro neuf de l’Angola n’affiche aucune timidité. « Mes objectifs ? Finir meilleur buteur de la CAN et emmener l’équipe le plus loin possible », annonce-t-il avec vigueur. Nzola regarde ses adversaires droit dans les yeux, refuse de craindre qui que ce soit, et place la barre très haut : « On n’a peur de personne. C’est le terrain qui va parler. » La compétition s’annonce relevée, mais l’attaquant reste habité par une certitude calme : « Un bon attaquant doit toujours penser marquer, et ce sera à Ronwen Williams de s’inquiéter, pas à moi. » Cette détermination s’inscrit dans la philosophie d’un groupe qui ne compte reculer devant rien.
La force du groupe : ambiance et mentalité gagnante
Plus qu’une équipe, l’Angola est une famille. Dans le vestiaire, l’ambiance explose, loin des tensions, et cela se ressent sur le terrain : « On aime trop mettre l’ambiance, jouer au foot avec de la joie. Le football doit rester une fête », partage Nzola, sourire aux lèvres. La ferveur du groupe est renforcée par le soutien inconditionnel des supporters : « Je reçois des tonnes de messages. Nos fans sont fiers de nous avant même le premier match. Ça nous pousse à tout donner. » Cette osmose, rare à ce niveau, pourrait bien surprendre lors de la CAN, surtout face à des équipes réputées plus expérimentées, à l’image de l’Égypte ou du Sénégal, qui nourrissent aussi de grandes ambitions sur le continent africain.
L’Angola vise plus que les quarts de finale
Les Antilopes Noires n’envisagent pas de s’arrêter à la première étape. Déjà fiers de leur parcours à la précédente CAN, ils abordent cette édition avec l’ambition affirmée de franchir un cap supplémentaire. « On veut sortir des poules et aller plus loin que la dernière fois. » La présence de Patrice Beaumelle, technicien aguerri à la scène africaine, renforce cet optimisme. « Il connaît parfaitement la compétition, il sait préparer le groupe comme il faut. Sa façon de parler, de travailler, c’est un vrai atout pour nous. » Cette ambition collective nourrit tous les discours : l’Angola veut écrire sa propre histoire.
Prendre rendez-vous avec l’histoire
À la veille de débuter cette CAN tant attendue, l’objectif est clair pour l’ancien flop du RC Lens et tout un peuple : « Si l’Angola remporte la CAN, ce sera la plus belle de l’histoire », lance-t-il, la voix pleine de conviction. Rêver plus grand, briser les plafonds de verre, et faire vibrer Buco-Zau et tout un pays : l’édition 2025 s’annonce déjà inoubliable.






