Si Habib Beye ne veut pas tout jeter de la défaite de l’OM à Brest vendredi en ouverture de la 23e journée de Ligue 1 (0-2), une femme pourrait remplacer Pablo Longoria à la présidence du club.
Pour sa première sur le banc de l’OM, Habib Beye a vécu une soirée difficile à Brest. Battu 2-0, le nouveau coach marseillais se retrouve aussitôt face à l’enjeu majeur du moment : sortir un groupe touché par les mauvais résultats d’une spirale négative qui s’éternise. Sur la pelouse du Stade Francis-Le Blé, la tension et la crispation étaient palpables. Mais dès le coup de sifflet final, Beye a choisi de regarder l’avenir avec lucidité et espoir, misant tout sur la force mentale collective pour amorcer un vrai rebond.
La première compliquée de Beye sur le banc de l’OM
Ni surprise ni excuse du côté de Beye après Brest. Dès la fin de la rencontre, l’entraîneur des Olympiens n’a pas cherché à masquer les difficultés de son groupe, pointant un manque d’intensité flagrant en première période et une défense friable face à la puissance d’un Ludovic Ajorque omniprésent ce soir-là.
« On savait que sur les seconds ballons, il fallait remonter en bloc pour ne pas subir. Sur ces situations, Brest nous a fait mal. Il y a aussi ce penalty, tournant qui aurait pu relancer notre match… Mais globalement, le manque d’agressivité dans notre surface nous coûte cher », analyse-t-il en conférence de presse. Même le passage en 4-4-2 et l’ajustement du pressing n’ont pas suffi à inverser la tendance, laissant à l’OM une victoire qui s’éloigne encore.
Pour mesurer l’impact de cette défaite, il suffit de voir le rendement contrasté de joueurs expérimentés comme Benjamin Pavard, souvent pris dans les duels. Son adaptation à la défense marseillaise, après son arrivée en prêt depuis l’Inter Milan, attise d’ailleurs les discussions sur son avenir olympien.
« Une dynamique négative qui atteint les joueurs »
Le mental, justement, c’est le nerf de la guerre pour Beye. Sans détour, il constate une perte de confiance « logique au vu de la dynamique négative », qui paralyse l’élan collectif des Marseillais. Par petites touches, il dessine l’ampleur du défi : « Il faut maintenant qu’on reste positifs, qu’on se réfugie dans le travail. C’est vrai que cette spirale atteint les joueurs ».
Pour le technicien, l’essentiel est de ne pas trop s’attarder sur la déception, mais de recréer ensemble une base solide. Ce message, il l’adresse en priorité à ses cadres. On pense notamment à l’apport de joueurs d’expérience comme Pavard, dont le parcours européen et polyvalence défensive doivent servir de relais dans le vestiaire olympien.
Un stage à marbella pour reconstruire la confiance
Face à la crise de confiance, Beye et son staff ne comptent pas attendre que la tendance s’inverse miraculeusement. Dès la reprise, l’équipe part en stage à Marbella, une parenthèse identifiée comme essentielle pour « se retrouver, échanger et travailler autrement ».
Ce temps hors du tumulte marseillais a un double objectif : ressouder un groupe fracturé et travailler sur des ajustements tactiques pensés pour redonner de la verticalité et un sens du collectif libéré de la peur. Marbella doit être le point de départ d’une nouvelle dynamique, avant le rendez-vous capital face à Lyon au Vélodrome.
« il faut rester positifs et se réfugier dans le travail »
« C’est difficile pour le groupe, mais je leur ai demandé de rester positifs. On commence à travailler ensemble, on se découvre. Il y a une énergie au sein du club qui est positive. »
Ce mantra, Beye s’efforce de l’incarner au quotidien : présence, proximité et confiance envers ses joueurs. Il veut voir son équipe retrouver la justesse de ses intentions et la fierté de l’engagement, loin du doute qui a infecté chaque ballon joué face à Brest.
Gamerre pour succéder à Longoria ?
Un autre sujet agite par ailleurs l’actualité de l’OM : la présidence. Si Pablo Longoria devrait la quitter prochainement, L’Équipe évoque une première piste crédible pour le remplacer : Pauline Gamerre. La directrice générale du Red Star pourrait être reçue dans les prochaines heures à Marseille, elle qui fait en partie d’une liste de dirigeants dressée par le clan McCourt et qui a déjà faill s’engager plusieurs fois au club ces dernières années.
En août 2021 par exemple, Nathalie Nénon-Zimmermann lui avait été préférée au poste de DG adjointe, alors qu’elle était dans la short-list pour obtenir le poste. La dirigeante de 42 ans, ex-membre du comité exécutif de la FFF, est née à Marseille.
Le calendrier de fin de saison de l’OM :
20/02 : Brest-OM (23e journée de Ligue 1)
01/03 : OM-Lyon (24e journée de Ligue 1)
04/03 : OM-Toulouse (quarts de finale de la Coupe de France)
07/03 : Toulouse-OM (25e journée de Ligue 1)
15/03 : OM-Auxerre (26e journée de Ligue 1)
22/03 : OM-Lille (27e journée de Ligue 1)
05/04 : Monaco-OM (28e journée de Ligue 1)
12/04 : OM-Metz (29e journée de Ligue 1)
19/04 : Lorient-OM (30e journée de Ligue 1)
22/04 : Demi-finales de Coupe de France
26/04 : OM-Nice (31e journée de Ligue 1)
03/05 : Nantes-OM (32e journée de Ligue 1)
09/05 : Le Havre-OM (33e journée de Ligue 1)
16/05 : OM-Rennes (34e journée de Ligue 1)
23/05 : Finale de Coupe de France





















