But Football Club se penche sur la crise à l’OM et tente d’en identifier le principal responsable.
Medhi Benatia
Si l’OM traverse une telle zone de turbulences, difficile de ne pas pointer du doigt Medhi Benatia. Le directeur sportif peut bien hausser le ton après la défaite à Lorient, mais il reste avant tout l’architecte de ce projet sportif. Ce sont ses choix, ses profils, sa vision qui ont façonné cet effectif aujourd’hui en difficulté. Dans ce contexte, son discours interroge, voire perd en crédibilité, surtout quand on sait qu’il était annoncé sur le départ avant de finalement se raviser au printemps.
Plus troublant encore, le Marocain déplore un vestiaire trop sage, alors même qu’il a écarté des joueurs comme Adrien Rabiot et Jonathan Rowe après leurs premières prises de position musclées en début de saison. Une contradiction flagrante qui fragilise encore un peu plus sa parole. À ce niveau, le problème ne se limite plus au terrain : il est structurel. »
Bastien Aubert
Le climat tout entier
« Le principal facteur du “fiasco marseillais” ne se résume pas à une seule personne selon moi, mais à un climat structurellement instable, presque permanent, qui empêche le club de construire dans la durée. À l’OM, les entraîneurs, dirigeants et effectifs changent sans cesse, créant une dynamique où chaque saison repart presque de zéro. Cette irrégularité chronique, comme une sorte “d’ADN du club”, nourrit un environnement où la pression est immédiate, les résultats exigés tout de suite, et où les projets sportifs n’ont que rarement le temps de s’installer.
Dans ce contexte, le “fiasco” est surtout le produit d’un cercle vicieux : changements fréquents de coachs, recrues nombreuses, attentes démesurées et réactions rapides aux crises. Même quand les responsabilités individuelles existent (direction, joueurs ou entraîneurs), elles s’inscrivent dans ce climat constamment instable qui empêche toute continuité. Comme le montrent les nombreuses saisons marseillaises récentes, l’OM oscille en permanence entre ambition et reconstruction, ce qui finit par rendre chaque échec presque structurel plutôt qu’accidentel. Si l’on regarde dans des clubs plus tranquilles, comme Lens ou Brest récemment, on voit que le travail finit par payer même sans des moyens faramineux. Mais l’OM reste l’OM… ».
William TERTRIN





















