À LA UNE DU 12 SEP 2026

Flashback, il y a un an : Du couperet à la dynamique : comment l’ASSE a effacé ses vieux démons

Par Louis Chrestian - 12 Sep 2026, 10:08
Flashback, il y a un an : Du couperet à la dynamique : comment l’ASSE a effacé ses vieux démons

Il y a un an, l’ASSE débarquait à Clermont avec un groupe décimé et des incertitudes à la pelle. Aujourd’hui, la donne a radicalement changé : les Verts surfent sur une série invaincue et l’optimisme a remplacé l’inquiétude.

Il y a un an : l’ASSE face au casse-tête des absents

Le 12 septembre 2025, Saint-Étienne se présentait à Clermont pour la 5e journée de Ligue 2 dans un climat de tension. À l’époque, le groupe d’Eirik Horneland faisait grise mine : Appiah, Annan, Moueffek et Davitashvili manquaient à l’appel, certains cadres étaient incertains jusqu’à la dernière minute, et le retour de Tardieu ou Jaber ne suffisait pas à rassurer les supporters. Même Maçon et Batubinsika, pourtant revenus à l’entraînement, restaient en tribunes. Le groupe convoqué ce soir-là n’avait rien de pléthorique, et l’ombre d’une saison galère planait sur le Forez. Difficile alors d’imaginer le club retrouver sa sérénité historique. Les débats sur la profondeur d’effectif et la fragilité de l’infirmerie étaient sur toutes les lèvres, au point de faire de la moindre absence un feuilleton.

Un an plus tard : du stress à la confiance retrouvée

Quel contraste en septembre 2026 ! Les Verts viennent d’aligner cinq victoires consécutives sous la houlette d’Ian Cathro, nouveau patron du banc, et abordent le déplacement à Dunkerque en leaders incontestés de la Ligue 2. Fini le couperet des absences qui plombait l’ambiance : le vestiaire s’est étoffé, le staff se félicite d’un effectif de plus en plus complet, et même les joueurs récemment ménagés (Ben Old, Jaber ou Breum) inspirent la sérénité plutôt que la crainte. La dynamique est si positive que la moindre contrariété, comme le prêt de Stassin à Séville, provoque presque plus de débats sur l’ambition que sur la survie sportive. Le club a su faire le tri, miser sur la jeunesse (la signature d’Étienne Mendy en témoigne), prolonger ses talents et retrouver un management exigeant mais conquérant, incarné par un Cathro perfectionniste et déjà recordman. Même Davitashvili, absent il y a un an, est aujourd’hui un atout majeur dans la course au sommet. Le flashback du groupe décimé à Clermont résonne presque comme une vieille anecdote : en un an, l’ASSE a troqué l’inquiétude pour la confiance, l’urgence pour la construction d’un collectif solide. Reste à transformer cette dynamique en retour dans l’élite, mais le Forez n’a jamais paru aussi proche de revivre ses plus belles soirées.

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