Laurent BatllesCredit Photo - Icon Sport
par Laurent HESS
MARASME

ASSE - L'analyse de Laurent Hess : « Des Verts déjà éliminés et toujours aussi inquiétants »

L'ASSE s'est faite sortir dès son entrée en lice en Coupe de France par Rodez, hier, devant 17 000 spectateurs. Au terme d'une prestation une nouvelle fois très décevante...

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Cet ASSE-Rodez devait se jouer aux tirs au but. On l'a vite compris tant les deux équipes semblaient incapables d'inscrire un but. Et la loterie a tourné en faveur des visiteurs, Cibois détournant deux tentatives, contre une seule pour Dreyer, qui n'avait rien eu à faire de toute la partie. Son vis à vis ruthénois, lui, a été l'homme du match. Car avant la séance de tirs au but, il avait déjà été décisif sur la dernière occasion stéphanoise, dans le temps additionnel : une tête de Saban, sur un centre de Maçon. Saban, Maçon... les deux joueurs étaient entrés en jeu quelques instants plus tôt, avec Moueffek. Trois entrées qui auront eu le mérite de secouer un peu le cocotier. En vain.

 

Batlles a fait son mea culpa

 

Au final, l'ASSE quitte donc la Coupe de France dès son entrée en lice, par la toute petite porte, alors qu'un derby ligérien se profilait au 8e tour et qu'il aurait sûrement permis de remplir le Chaudron avant la trêve d'un mois et demi imposée par le calendrier international avec la Coupe du monde au Qatar. Pour sortir Rodez, 17e de L2, qui se présentait dans le Chaudron amoindri, Laurent Batlles avait décidé de reconduire dans son intégralité l'équipe qui s'était imposée à Amiens (1-0). « Pour les repères et pour la confiance », a-t-il expliqué. Plutôt raté... Un Batlles qui n'a pas fui ses responsabilités après l'élimination, qu'il a prise pour lui en disant qu'il aurait « peut-être dû faire plus de rotations », et en déplorant la première mi-temps particulièrement indigeste de son équipe. Incapables de mettre du rythme, les Verts ont déjoué. Ils ont poussé sur la fin, ils n'ont pas encaissé de but, comme à Amiens, mais leur prestation a de quoi inquiéter. Difficile de trouver des progrès dans ce marasme.

 

Krasso va revenir, mais il ne règlera pas tout à lui seul

 

Comme contre le Paris FC (0-2), le spectacle était surtout en tribunes, avec le retour des Green Angels, loin de garnir leur kop sud, et avant tout les Magic Fans, qui ont donné de la voix pour pousser l'équipe jusqu'au bout. Après quelques « Direction démission », les deux kops ont quitté les joueurs sur des « Allez les Verts ». Comme s'ils avaient bien compris que l'équipe était si mal embarquée dans sa saison qu'elle aura besoin de leur soutien inconditionnel pour ne pas tomber encore plus bas. Elle aura besoin de Jean-Philippe Krasso, aussi, pour relever la tête à Metz, lundi prochain. Cela tombe bien puisque l'attaquant sera de retour après avoir purgé ses trois matches de suspension. En son absence, il aura fallu un penalty (assez généreux) à Amiens pour que l'ASSE fasse trembler les filets. Son seul but lors des trois derniers matches. Maladroit et emprunté, Wadji n'a pas su prendre le relais. Chambost non plus. En l'état, on peut se demander si cette équipe n'est pas à sa place dans les bas fonds de la L2. Elle y navigue en tout cas dangereusement depuis quatre mois. Et pour en sortir, il faudra sans doute plus que les supporters et Krasso. Il serait peut-être temps que d'autres s'y mettent...

Pour résumer

L'ASSE s'est faite sortir dès son entrée en lice en Coupe de France par Rodez, hier, devant 17 000 spectateurs, au terme d'une prestation une nouvelle fois très décevante. Si Krasso va revenir de suspension, la prestation de l'équipe inquiète.

Laurent HESS
Rédacteur
Laurent HESS

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