L'ASSE a encore déçu en Coupe de France samedi dernierCredit Photo - Icon Sport
par Laurent HESS
ANALYSE

ASSE - Le rendez-vous de Didier Bigard : « Des fantômes pour Halloween »

Cette semaine, Didier Bigard revient sur la piteuse élimination de l'ASSE en Coupe de France face à Rodez. En mettant en avant le manque d'envie des joueurs stéphanois...

Zapping But! Football Club AS Saint-Etienne : Batlles, un bon choix pour les verts ?

Merci à la Fédération d’avoir attribué des maillots blancs aux Stéphanois pour leur entrée en Coupe de France. Les puristes et nous en sommes trouveront que décidément on ne respecte plus rien dans ce monde du football mercantile, et qu’à domicile, la moindre considération des couleurs aurait voulu qu’on ne les oublie pas. Mais au moins cela nous évitera les jeux de mots sur des Verts pâles et un coup de canif douloureux de plus dans l’Histoire forgée dans ce même stade.

C’était Halloween, il est vrai et quand d’autres se déguisent en sorcière pour distribuer des bombons aux gamins du village, à Saint-Étienne, les titulaires, terme qui ne doit pas signifier grand-chose pour eux, ont choisi de se draper en fantômes pour accueillir  Rodez.  On ne peut pas dire que le costume ait beaucoup impressionné les Ruthénois. Les joueurs couchés sur la feuille de match par Laurent Batlles les ont plus bercés que bousculés et l’après-midi s’est même terminé pour eux en conte de fée. En cauchemar pour les 17000 spectateurs que le club se vantait d’avoir réunis. Il aurait été de bon goût de leur offrir un autre spectacle en dédommagement d’une patience et d’une mansuétude qui fait taire les sifflets au bénéfice d’encouragements gangrenés par le ronronnement du terrain.

 

On croyait que Laurent Batlles avait recruté des joueurs de caractère

 

Tout au plus l’indulgence des tribunes fut-elle marquée par un zeste de réprobation sur une passe en retrait de Giraudon, du milieu de terrain à son gardien avant la pause. C’était un peu trop, même pour les plus cléments, une véritable caricature de ce qu’on venait de voir pendant quarante-cinq minutes. Désolant, désespérant de la part d’une équipe incapable de reproduire les efforts collectifs synonymes d’espoirs à Amiens.

« On sait que le problème des premiers matches avec les jeunes, c’est la confirmation avait expliqué Laurent Batlles lors de son point presse jeudi, en prenant l’exemple de Bouchouari, « auteur de matches de haut niveau, et par la suite un peu plus compliqués ». Il aurait pu généraliser sa réflexion. Les supposés cadres ne font pas mieux. Si Namri a l’excuse de l’inexpérience, d’autres de l’incompétence, que dire de Giraudon, désespérant de transparence? Et de Chambost, devenu maître à déjouer. Ou de Monconduit, fâché de sortir mais qui ne donne aucun rythme au milieu, au point de faire passer son remplaçant pour un sauveur. On croyait que Laurent Batlles avait recruté des joueurs de caractère, mais s’ils en ont, ils le cachent, hormis quand il s’agit de contester l’arbitrage comme des gosses cabochards. On pourrait passer en revue une (trop) grande partie de l’effectif pour se pencher aussi sur la supposée bonne technique de renforts qui ont dû se tromper de pointure. N’est-ce pas Wadji? 

Mais il va bien falloir aussi regarder un peu plus haut sans concentrer toute sa rancoeur sur des actionnaires devenus inactifs, incapables de tenir leur promesse de grande nouvelle, écran de fumée pour voiler la relégation. On a bien compris que la montée n’était pas programmée pour cette année, cela tombe bien. On a saisi samedi dernier que la coupe n’était pas prise au sérieux par tous. Mais le maintien, c’est vraiment d’actualité. Alors, bougez-vous, prenez vos responsabilités, présidents absents, directeur général et autres composantes de cadres supérieurs aux compétences aussi diluées que l’autorité, entraîneur trop sympa, peut-être, et joueurs sans âme.

Didier Bigard 

 

Pour résumer

Cette semaine, Didier Bigard revient sur la piteuse élimination de l'ASSE en Coupe de France face à Rodez. En mettant en avant le manque d'envie des joueurs stéphanois... "Il va bien falloir aussi regarder un peu plus haut sans concentrer toute sa rancoeur sur des actionnaires devenus inactifs, incapables de tenir leur promesse de grande nouvelle, écran de fumée pour voiler la relégation", écrit-il aussi...

Laurent HESS
Rédacteur
Laurent HESS

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