Après l’élimination de l’ASSE en Coupe de France sur la pelouse de Nice (2-1), Eirik Horneland n’a pas tourné autour du pot. Face aux médias, l’entraîneur norvégien a livré une analyse crue de la situation, conscient des faiblesses structurelles de ses joueurs. Entre regrets et recherche d’un nouvel équilibre, Horneland humanise la crise verte avec honnêteté et ambition.
« C’est notre réalité depuis un an » : l’analyse sans détour du coach
Devant les micros, Horneland a frappé fort : « Ce match, c’est notre réalité depuis un an ». Derrière ce constat brut, le technicien norvégien a insisté sur la difficulté d’exister sur la durée, même après une égalisation méritée juste avant la pause. Pour lui, la fragilité mentale et le manque de continuité dans les prestations des Verts restent le principal obstacle.
Cette lucidité tranche avec le discours parfois convenu de d’autres clubs en difficulté. À propos de la réaction de ses hommes, le coach a salué leur volonté de revenir, tout en pointant la nécessité d’un travail de fond sur le caractère. Une exigence de tous les instants, à l’image de l’état d’esprit attendu à l’entraînement comme en match.
« Si ce n’était qu’une question de discours, nous aurions déjà corrigé ces problèmes, ça doit venir à l’entrainement, ça doit venir dans la personnalité des joueurs et cultiver cela. »
« Jaber a été dans ce registre, on attend cela de toute l’équipe »
Le scénario de la rencontre résume bien les maux de l’AS Saint-Étienne. Bien que capable de se procurer des occasions puis d’égaliser sur penalty, l’équipe a une nouvelle fois craqué sous la pression, concédant le but décisif en seconde période. Le secteur défensif, trop instable, a pesé lourd dans la balance.
Horneland n’occulte rien : « On manque de qualités pour défendre ». Il reconnaît les efforts de certains, comme Jaber, mais regrette que l’ensemble du groupe ne soit pas au diapason. Un constat récurrent depuis le début de saison, mis en lumière lors de chaque rendez-vous crucial.
Retrouver l’équilibre et la stabilité : la priorité des Verts
La victoire échappe régulièrement à l’ASSE en raison d’un manque d’équilibre entre l’impact offensif et la solidité défensive. « Vous pouvez marquer, vous pouvez attaquer mais quand vous concédez des buts, ça ne sert à rien », rappelle Horneland. L’enjeu n’est donc pas qu’une affaire de schéma, mais aussi de continuité et de stabilité dans le onze de départ, encore trop fluctuant à ce stade de la saison.
À chaque revers, la même question s’impose : comment amener l’équipe à défendre mieux sans perdre son appétit d’attaque ? Pour l’entraîneur, la réponse viendra de la capacité à fédérer autour d’une ligne arrière enfin fiable, tout en maintenant l’investissement de chacun. Cette dynamique, Horneland veut la susciter jour après jour.
Les perspectives pour la suite de la saison
L’élimination à Nice laisse forcément des traces. Mais Horneland refuse d’abandonner et mise sur l’engagement pour relancer la machine verte. Les prochaines semaines s’annoncent décisives : il faudra corriger les lacunes identifiées et puiser à la source du collectif pour rester dans la course.
À l’heure de la remise en question, Horneland prône avant tout l’humilité : progresser ensemble pour enfin casser la spirale d’instabilité chronique.
Propos rapportés par EVECT.




















