Alors que l’OL relève la tête, John Textor a tenté de reprendre la barre du club par la force, orchestrant un putsch lors de l’assemblée générale. Mais entre la riposte de ses rivaux internes, l’éclat virulent des Bad Gones et l’intervention musclée du fonds Ares, le scénario du cowboy américain a tourné court.
Mercredi, le siège de l’OL ressemblait moins à une enceinte de discussions feutrées qu’à un champ de bataille larvé. L’assemblée générale d’Eagle Football Group s’ouvrait sur fond de tensions. Les actionnaires étaient sur le qui-vive, chacun guettant le moindre mouvement du sulfureux John Textor. En coulisses, la perspective d’un putsch était dans toutes les têtes et sur toutes les lèvres chez les supporters. Difficile d’imaginer, il y a à peine un an, que la stabilité durement retrouvée de Lyon volerait une fois de plus en éclats. Et pourtant, RMC Sport dévoile le pire…
John Textor tente de renverser la direction
Adepte des manœuvres spectaculaires, Textor n’a pas fait dans la dentelle. Cherchant à écarter le duo Michèle Kang – Michael Gerlinger, il a d’abord mis sur la touche deux administrateurs clés, Stephen Welch et Hemen Tseayo, pourtant considérés comme pivots de l’équilibre du board. L’objectif ? Forcer la main à l’assemblée et glaner une majorité pour enfin récupérer les clés de l’Olympique Lyonnais. À ce moment précis, la crainte de voir l’OL basculer à nouveau dans l’incertitude grandissait chez tous ceux qui, comme les plus fervents Bad Gones, ont assisté au chaos des derniers mois.
Réaction des Bad Gones : la fronde des supporters
Impossible de passer à côté de la colère des supporters. Les Bad Gones, poumon du virage nord, ont lancé un véritable brasier dans le débat avec un communiqué brûlant. Entre ironie mordante et défiance absolue, ils ont clairement exprimé leur refus de voir “celui qui a failli couler notre Club” parader à la gouvernance. “Les amoureux du Club” étaient sommés de se lever contre toute tentative de déstabilisation. Sur le terrain de l’émotion collective, la tension a viré à l’affrontement, poussant la direction à resserrer les rangs.
L’intervention d’Ares : un plan déjoué
Pour Textor, le retour au pouvoir s’est heurté à bien plus qu’une résistance symbolique : Ares, le fonds créancier, a sifflé la fin de la récré. En soutenant fermement la direction actuelle, Ares a bloqué la stratégie bancale de l’ancien boss, révélant au passage que la révocation des administrateurs “gênants” n’aurait pas dû passer. Dans la nuit, la sentence est tombée : révocation immédiate de John Charles Textor de son statut de directeur. Un coup d’arrêt net, brutal, qui a permis à l’OL d’éviter de sombrer une nouvelle fois dans le flou décisionnel.
Quelles conséquences pour l’OL après l’échec de Textor ?
L’Olympique Lyonnais, secoué mais debout, semble enfin en mesure de tourner la page. Entre la direction renforcée de Kang et Gerlinger et la démonstration de force du fonds Ares, Lyon s’offre un répit précieux. Reste une évidence : la défiance envers Textor est totale, tant dans les travées de Décines que sur les réseaux de supporters. L’échec du putsch laisse derrière lui un club plus uni dans l’adversité, bien déterminé à ne plus jamais sombrer dans l’incertitude. L’avenir dira si ce réveil collectif laissera place à la sérénité durable, ou si Lyon devra encore composer avec les soubresauts de son gouvernance. Pour l’heure, l’intronisation manquée de John Textor restera un avertissement cinglant.




















