Longtemps évoquée, l’hypothèse d’une entrée de l’Arabie Saoudite dans le capital de clubs de Ligue 1 refait surface avec insistance, et cette fois, les deux Olympiques seraient concernés.
Le paysage du football français pourrait être profondément bouleversé dans les prochains mois. D’un côté, l’OL reste dans une situation de transition financière et structurelle. Le club, aujourd’hui piloté avec une logique de restructuration de sa dette, reste dépendant d’un futur investisseur solide pour stabiliser son projet à long terme. De l’autre, l’OM est toujours à la recherche d’un actionnaire minoritaire pour accompagner Frank McCourt dans la relance du club, sans changement de gouvernance majeur à court terme.
Le PIF remontre le bout de son nez
Dans ce contexte, un nom revient avec insistance : le PIF, le fonds d’investissement public saoudien. Selon plusieurs éléments relayés en Angleterre, notamment par The Chronicle, le PIF serait en train de réévaluer sa stratégie en Europe, avec une volonté de faire évoluer sa présence dans le football continental. Le fonds, déjà propriétaire majoritaire de Newcastle, envisagerait notamment une ouverture du capital du club anglais à de nouveaux investisseurs, tout en conservant un rôle central dans la structure. Une évolution qui traduit un changement d’approche : moins d’investissement direct exclusif, et davantage une logique de multi-propriété et de réseau de clubs. Et c’est précisément ce modèle qui pourrait concerner la France.
La L1 comme futur terrain de jeu ?
Dans cette nouvelle configuration, des clubs comme l’OM ou l’OL apparaissent comme des opportunités potentielles, soit via une prise de participation minoritaire, soit dans un schéma plus large de coopération entre plusieurs entités. L’idée d’un investissement partiel, sans contrôle majoritaire direct, permettrait également de contourner certaines contraintes réglementaires de l’UEFA concernant la multipropriété, même si des discussions sont toujours en cours sur un éventuel assouplissement des règles. En coulisses, ce type de mouvement est suivi de très près par les dirigeants des deux clubs français, conscients que l’arrivée d’un acteur de ce calibre pourrait totalement changer leur capacité d’investissement sur le marché des transferts. Rien n’est encore acté, mais la tendance est claire : la Ligue 1 reste un terrain d’intérêt stratégique pour les puissances financières du Golfe. Et l’OM comme l’OL pourraient bien se retrouver au centre de cette nouvelle bataille économique du football européen.







