À Marseille, la tension a atteint son paroxysme. À peine le départ de Roberto De Zerbi digéré, voilà que Medhi Benatiaclaque la porte. Face à cette dégringolade en coulisses, Laure Boulleau ne cache plus sa lassitude et cible frontalement Pablo Longoria, désormais l’unique rempart face à la tempête.
Un président sous pression après une nouvelle démission
Le scénario catastrophe se poursuit pour l’OM. Après De Zerbi, la démission de Benatia plonge l’institution dans une crise explosive. Le président Pablo Longoria, déjà bousculé par les supporters, se retrouve « en première ligne » selon Boulleau, qui martèle : « En termes de pression extérieure, il va en subir encore plus. » Le timing de ce nouveau départ interroge, et la question plane désormais : jusqu’où tiendra Longoria, seul aux commandes dans la tourmente ?
Pour comprendre l’ampleur du malaise, certains analystes évoquent même les tensions autour du départ de Pablo Longoria qui fragilisent encore davantage la maison olympienne.
Laure Boulleau dénonce la stratégie de recrutement de l’OM
L’ancienne internationale ne mâche pas ses mots. Sur le plateau du Canal Football Club, elle pointe du doigt la gestion chaotique du tandem Longoria-Benatia : « Pourquoi Longoria reste-t-il si Benatia claque la porte ? Ils ont pris les décisions ensemble, il a donc des comptes à rendre sur cette multitude de transferts. » Boulleau critique un recrutement guidé davantage par les désirs d’entraîneur que par une vision à long terme.
Son analyse est cinglante : « Je ne pense pas qu’on doive ramener des joueurs pour chaque coach, surtout à Marseille, où le staff saute sans préavis. Il faut construire une identité de jeu, un projet club. » Son verdict est sans appel : « Sinon, on se retrouve avec des effectifs incohérents, des joueurs inutilisés et des systèmes qui ne collent plus. »
Quels changements nécessaires pour l’avenir marseillais ?
L’accumulation des départs et l’absence de cap visible fragilisent le projet marseillais. Pour Boulleau, Longoria doit impérativement « revoir sa manière de recruter » et redonner sens à l’identité du club. Il s’agit d’abandonner la politique des coups de poker et d’instaurer enfin une stratégie cohérente sur la durée.
À court terme, l’équipe professionnelle subit déjà les effets de cette gestion erratique : effectif brouillé, tensions en interne, dynamique de groupe ébranlée. L’avenir immédiat semble incertain, à moins que la direction n’opte pour une refonte totale de sa politique sportive.




















