Habib Beye, dont l’arrivée à l’OM a été retardée par son litige avec le Stade Rennais, n’est pas encore sûr d’être sur le banc à Brest vendredi (20h45).
À l’OM, rien n’est jamais simple. Et certainement pas la succession de Roberto De Zerbi. Depuis l’annonce du départ du technicien italien, le nom d’Habib Beye s’est imposé comme une évidence. L’ancien défenseur olympien, passé par la maison entre 2003 et 2007, devait être officialisé en début de semaine. Medhi Benatia avait même prévu de le rencontrer pour boucler l’opération. Mais le directeur du football a jeté un pavé dans la mare en annonçant sa démission dimanche… avant de finalement être conforté dans ses fonctions après un communiqué du propriétaire Frank McCourt. Résultat : plusieurs jours de flottement, et un dossier Beye mis en pause alors que l’urgence sportive est totale.
Une réunion à la LFP, un timing serré
Une fois Benatia confirmé, la piste Beye a été relancée à toute vitesse. McCourt a même annoncé aux joueurs que l’ancien international sénégalais serait leur prochain entraîneur, avec une mission claire : ramener l’OM sur le podium en Ligue 1 et viser la Coupe de France. Mais un obstacle juridique est venu ralentir l’élan. Évincé le 9 février par le Stade Rennais, Habib Beye doit encore régler son litige avec le club breton. Hier à 14h15, il était en visioconférence avec la commission juridique de la LFP pour tenter de débloquer la situation. Problème : les deux parties n’ont pas trouvé de conciliation. Et le calendrier fait grincer des dents. Beye a besoin de recevoir sa lettre de licenciement pour s’engager officiellement avec l’OM. Rennes, de son côté, dispose d’un mois après l’entretien préalable du 12 février pour notifier la rupture du contrat. Théoriquement, cela pourrait repousser l’issue au 12 mars. Autant dire une éternité pour un OM sous pression.
Vendredi à Brest… sans Beye ?
En interne, L’Équipe affirme qu’on veut croire qu’un simple envoi de la lettre de licenciement suffira pour débloquer la situation. D’autres sources estiment que la commission juridique devra valider l’acte, ce qui repousserait l’officialisation au début de la semaine prochaine. Beye est d’accord pour signer un contrat de dix-huit mois et se tient prêt à plonger dans le grand bain. Il multiplie les allers-retours entre Paris et les Bouches-du-Rhône, mais il n’a toujours pas remis les pieds à la Commanderie. Conséquence directe : sa présence sur le banc vendredi à Brest est loin d’être garantie. En attendant, c’est « Pancho » Abardonado qui poursuit l’intérim. Après le nul frustrant contre Strasbourg (2-2), l’OM a déjà cinq points de retard sur la troisième place occupée par l’OL, attendu au Vélodrome le 1er mars. Le déplacement en Bretagne est donc crucial. Ironie de l’histoire : c’est à Brest que Roberto De Zerbi avait lancé son aventure marseillaise en août 2024 par un cinglant 5-1. Vendredi, l’OM pourrait s’y présenter sans son nouvel entraîneur. À Marseille, le timing est toujours un adversaire. Et cette fois, il pourrait priver Habib Beye de sa première sur le banc olympien.
Le calendrier de fin de saison de l’OM :
20/02 : Brest-OM (23e journée de Ligue 1)
01/03 : OM-Lyon (24e journée de Ligue 1)
04/03 : OM-Toulouse (quarts de finale de la Coupe de France)
07/03 : Toulouse-OM (25e journée de Ligue 1)
15/03 : OM-Auxerre (26e journée de Ligue 1)
22/03 : OM-Lille (27e journée de Ligue 1)
05/04 : Monaco-OM (28e journée de Ligue 1)
12/04 : OM-Metz (29e journée de Ligue 1)
19/04 : Lorient-OM (30e journée de Ligue 1)
22/04 : Demi-finales de Coupe de France
26/04 : OM-Nice (31e journée de Ligue 1)
03/05 : Nantes-OM (32e journée de Ligue 1)
09/05 : Le Havre-OM (33e journée de Ligue 1)
16/05 : OM-Rennes (34e journée de Ligue 1)
23/05 : Finale de Coupe de France




















