Légende du football et bourreau de l’ASSE un soir de mars 1977 à Anfield, Kevin Keegan est hospitalisé en raison d’un cancer.
La mauvaise nouvelle est tombée hier, via un communiqué publié par sa famille : Kevin Keegan souffre d’un cancer. « Il a récemment été admis à l’hôpital pour un examen approfondi après des symptômes abdominaux persistants. Ces examens ont révélé un cancer, pour lequel Kevin va suivre un traitement. » Cette nouvelle a bouleversé le football anglais, où l’ancien ailier et entraîneur est une légende, mais aussi tous les passionnés de ballon rond tant Keegan, double Ballon d’Or (1978, 1979) à la personnalité attachante, a marqué différentes époques.
C’est lui qui avait ouvert le score face aux Verts à Anfield en 1977
Lors de sa première carrière, celle de joueur, il a notamment été à l’origine de la chute de la grande AS Saint-Etienne un soir de légende, le 16 mars 1977 à Anfield. Le deuxième bourreau des Stéphanois, en quelque sorte, après Franz Roth, buteur avec le Bayern en finale de C1 1976. Vainqueurs 1-0 dans le Chaudron à l’aller, les Verts étaient tombés 1-3 dans l’enceinte de Liverpool, où la vague humaine du kop avait marqué aussi bien les joueurs que les téléspectateurs. Tout le monde se souvient bien évidemment du troisième but des Reds, signé David Fairclough (« Supersub strikes again ! », avait hurlé le commentateur de la BBC) mais c’est Kevin Keegan qui avait lancé les hostilités dès la 2e minute d’un centre-tir ayant surpris Ivan Curkovic.
Après avoir conduit Liverpool à sa première victoire en C1 quelques semaines après avoir éliminé l’ASSE, Kevin Keegan avait pris la direction d’Hambourg avant de rentrer en Angleterre (Southampton) et d’y finir sa carrière dans son club de cœur, Newcastle, où il a ensuite entamé sa carrière de manager. En 1995-96, il avait failli mener les Magpies au titre mais il avait perdu la bataille psychologique avec sir Alex Ferguson, contre qui il s’était emporté lors d’une interview. Talentueux balle au pied, très rapide, Kevin Keegan était aussi un guerrier sur le terrain. Espérons qu’il a conservé cet état d’esprit, à 74 ans, pour vaincre le cancer !







