L’ambiance monte à Marseille à deux jours du choc face au PSG. Roberto De Zerbi, fidèle à sa parole tranchée, a envoyé un message fort à l’ensemble de son vestiaire : il n’y a pas de place à l’OM pour ceux qui manquent d’envie. À la veille du plus grand rendez-vous hexagonal de la saison, le coach italien a martelé un principe : l’exemplarité et la “faim” ne sont pas négociables sur la Canebière.
Murillo, le cas d’école : l’exigence de De Zerbi ne fait pas de cadeau
Symbole de cette intransigeance, le latéral Amir Murillo a payé le prix fort. De Zerbi n’a pas hésité à montrer la porte à un joueur qu’il jugeait en déficit d’investissement depuis décembre. “Moi, je veux des joueurs qui ont faim. S’ils n’ont pas suffisamment faim, les joueurs ne joueront pas”, a-t-il assumé sans détour. Une décision forte, mais pour l’entraîneur de l’OM, aucune exception n’est tolérée, ni pour l’effectif, ni pour le staff, ni pour les cadres.
Murillo, attendu en Turquie, illustre ce choix fort. Dans l’environnement marseillais, la moindre baisse d’intensité ne passe plus. L’intéressé sait désormais à quoi s’en tenir : sans dévouement, l’histoire s’arrête net sur la Canebière.
Weah et Rulli cités… mais pas inquiétés
À Marseille, le droit à l’erreur existe. Ce que De Zerbi ne pardonne pas, c’est l’absence d’engagement. Il le répète : “On peut perdre les matchs, mais avec la faim.” Le technicien italien distingue la faute technique de l’attitude. “Énormément de mes joueurs ont faim et sont parfaits dans ce domaine, comme Weah qui peut faire des erreurs mais qui a toujours faim.” Sur ce point, Timothy Weah incarne l’exemple d’un joueur jugé irréprochable sur l’état d’esprit, au-delà de ses performances parfois irrégulières.
Gerónimo Rulli, gardien international argentin au profil expérimenté et respecté, traverse une période délicate. Malgré plusieurs erreurs cette saison – 17 matches de Ligue 1, cinq clean sheets, un rendement parfois critiqué – De Zerbi ne remet jamais en cause l’implication du portier. “Il prend ses responsabilités et assume. C’est le premier à souffrir de ses erreurs, il a un état d’esprit parfait.” Ce sont ces valeurs, plus que le talent pur, que l’entraîneur veut imposer au quotidien.
L’actualité récente du club, marquée par des tensions affichées entre certains joueurs et leur coach, confirme qu’aucun relâchement n’est toléré. L’implication devient la condition sine qua non du projet De Zerbi, alors même qu’une victoire probante contre Rennes a redonné un vent d’optimisme à l’OM.
Marseille, un club sous tension où rien ne reste secret
Dans le tumulte marseillais, la pression dépasse la sphère sportive. De Zerbi n’élude pas le contexte unique : “Après, à Marseille, tout fuite tout le temps. Tout sort et je ne sais pas comment c’est possible. […] Parce que Marseille, c’est un club et une ville malades et où les choses qui se passent en interne sortent en public.” Un climat où chaque geste, chaque mot peut faire basculer l’atmosphère.
Le technicien italien sait que l’exigence d’exemplarité doit s’appliquer à tous les étages. “Cela ne vaut pas que pour Murillo mais pour tous les joueurs et même mon staff. Je suis exigeant avec tout le monde de la même façon.” À quelques heures d’un Classique qui cristallise toutes les passions, l’OM ne peut plus se permettre la moindre zone de flou.
Le signal envoyé avant PSG-OM est limpide : l’OM de De Zerbi survivra ou sombrera selon l’intensité de sa “faim”. Ce dimanche au Parc des Princes, il n’y aura aucune place pour le compromis.
🗣💬 "Ceux qui n'ont pas faim, ils ne jouent pas. C'est simple. À Marseille, tout fuite parce que c'est un club malade où sortent des infos internes."
— RMC Sport (@RMCsport) February 6, 2026
La mise au point musclée de Roberto De Zerbi avant le Classique PSG-OM ce dimanche. pic.twitter.com/RuzWOsyd3R




















