L’Équipe annonce ce lundi qu’hier, la situation d’Habib Beye ne semblait pas encore tranchée, alors que le Stade Rennais est resté en sixième position et que son avenir pourrait se décider dans la journée.
Le temps presse au Stade Rennais. Au lendemain d’un nouveau revers inquiétant à Lens (1-3), l’avenir d’Habib Beye sur le banc du Stade Rennais pourrait se décider ce lundi. Selon L’Équipe, la situation n’était toujours pas tranchée hier soir, malgré une spirale négative qui commence sérieusement à fragiliser le projet rennais. À Bollaert, samedi, le Stade Rennais a sombré un peu plus. Incapable de revenir dans le match à onze contre dix, paralysée dans les moments clés, l’équipe a même concédé un troisième but révélateur de son manque de maîtrise.
Résultat, une quatrième défaite consécutive et un malaise de plus en plus palpable. En interne, la question d’un départ de Beye s’est déjà posée. Après la lourde élimination en Coupe de France à Marseille mardi dernier (0-3), l’entraîneur aurait même envisagé de rendre son tablier, avec des indemnités correspondant à son contrat courant jusqu’en 2027, prolongation automatique comprise en cas de qualification européenne. Mais aucune négociation n’a été engagée et la porte s’est refermée.
Le classement de L1 pour sauver Beye ?
Officiellement, rien n’a filtré hier des intentions immédiates de la direction bretonne. Le Stade Rennais n’a pas bougé au classement, restant sixième après les défaites de Strasbourg et de Toulouse, incapables de profiter de la situation. Un détail qui compte. Derrière le quatuor de tête, sept équipes se tiennent en cinq points, de Lille à Lorient. Rennes va mal, mais Rennes n’est pas décroché. C’est tout le paradoxe du dossier. Écarter un entraîneur dont l’équipe est sixième, cela reste rare. La direction doit composer avec le classement, la dynamique, mais aussi la température d’un vestiaire visiblement sous tension.
Des débats internes existent, entre actionnaires et dirigeants, et la décision finale devrait tomber aujourd’hui. Si Beye est maintenu, ce sera avec un crédit très limité. Dans le cas contraire, un nom circule déjà avec insistance : Franck Haise. Discret mais prêt, l’ancien coach lensois apparaît en option crédible et structurante. Ce lundi pourrait donc marquer un tournant majeur de la saison rennaise. Soit Beye obtient un dernier sursis, soit le Stade Rennais enclenche un nouveau cycle. Et dans l’ombre, Haise attend peut-être simplement le feu vert.







