Dans sa traditionnelle chronique au Progrès, Patrick Guillou s’est montré plutôt positif concernant le premier match de Philippe Montanier sur le banc de l’ASSE (1-0 contre Montpellier).
Une fois n’est pas coutume, Patrick Guillou a vu le verre (ou le Vert) à moitié plein après le match contre Montpellier (1-0). L’ancien défenseur, à l’esprit d’analyse très corrosif, est habituellement incisif dans ses analyses d’après-match. Il a cette fois fait preuve de mansuétude concernant la première partie de Philippe Montanier sur le banc stéphanois. Il y a encore beaucoup de progrès à faire, à le lire, mais les bases sont là. Le seul bémol, à ses yeux, c’est qu’Eirik Horneland aussi avait débuté à l’ASSE avec une victoire pleine de promesse il y a un peu plus d’un an (3-1 contre Reims). On sait ce qui a suivi…
« Un football rassurant, presque thérapeutique »
« L’ancien ultime rempart Montanier ne pointe pas du doigt les problèmes : il trouve les solutions. Il souhaite défendre avec pragmatisme. Fini pressing et contre-pressing. On ferme la boutique avec sobriété. Plus facile quand les joueurs sont investis à la perte. Pour gagner, il suffit d’une partition magistrale de prudence : bloc bas, lignes serrées, créativité sous contrôle parental. Un football rassurant, presque thérapeutique. Un peu minimaliste, sans gras ni folie, mais avec application et sans prise de tête. Il ne faut pas bouder son plaisir quand on glane les trois points. »
« Ce succès ne présage rien du futur. Il garantit ni le beau jeu, ni même la montée. Sainté avance. Actuellement, c’est largement suffisant. Grâce à Le Cardinal, la messe est dite. Les Verts marchent sur l’eau, main dans la main. Un peu comme face à Reims l’an dernier. La mariée est toujours belle. »



















