Les associations de supporters de l’OM réfléchissent à la façon de marquer leur colère après la manita dans le Classique à Paris dimanche (0-5).
La colère gronde et elle ne retombera pas toute seule. Après la débâcle du Classique à Paris, L’Équipe affirme que les supporters de l’OM réfléchissent sérieusement à une action forte avant la réception du RC Strasbourg, samedi (17h). Une réaction attendue, mûrie, et potentiellement lourde de conséquences, dans un contexte déjà explosif autour du club. Réunis le 2 février à la Commanderie après la claque reçue à Bruges (0-3, le 28 janvier), l’ensemble des acteurs de l’OM avait tenté de calmer la tempête. Roberto De Zerbi, ce soir-là, avait réussi un tour de force. Grâce à son passé d’ultra, à son discours passionné et à son amour affiché pour la ville et le jeu, l’entraîneur italien avait convaincu la foule et repris la main. Il avait été écouté, soutenu même. À l’inverse, le président Pablo Longoria n’avait pas pu en placer une en fin de réunion, symbole d’un fossé déjà profond.
« Cela ne peut rester en l’état, d’ici à la réception de Strasbourg »
Mais dimanche, à Paris, tout a volé en éclats. Malgré l’humiliation subie dans le Classique, aucun accueil hostile n’a été organisé à Marignane dans la nuit. Pas plus de chahuts à la Commanderie dans la journée. Une retenue assumée par les groupes, même si l’idée d’actions plus visibles a traversé certains esprits. Une forme d’indifférence relative, lourde de sens. En coulisses, en revanche, ça s’active. Plusieurs leaders des associations de supporters se sont retrouvés hier pour évoquer la suite. L’hypothèse d’un communiqué commun a été avancée et longuement discutée. « Pour les groupes, cela ne peut rester en l’état, d’ici à la réception de Strasbourg, souffle un proche des associations. Ils demandent un geste fort de la direction. »
Deux exigences fortes pour les supporters
Deux exigences majeures émergent clairement. D’abord, la perte du capitanat pour Leonardo Balerdi, très critiqué pour ses performances et son leadership jugé défaillant. Ensuite, et surtout, le départ de Roberto De Zerbi, pourtant encore soutenu quelques jours plus tôt. La fracture est brutale. Les premiers signes de cette rupture avaient déjà été perceptibles face à Rennes, mardi dernier en Coupe de France (3-0). Des sifflets avaient accompagné certaines entrées et sorties de joueurs, tandis que plusieurs banderoles avaient fleuri avant le coup d’envoi. Dans le virage nord, un message glaçant : « 28/01/2026 : on n’oubliera pas… ». Un autre tout aussi violent : « Manque de stabilité, d’ambitions et de couilles… Tous responsables ! Honte à vous. » Paradoxalement, pendant la rencontre, le soutien avait été massif. Comme un dernier sursis accordé au groupe. Mais à l’OM, la patience a des limites. Et si les supporters passent à l’action avant Strasbourg, ce ne sera pas pour faire du bruit gratuitement.







