Le milieu du TFC Pape Demba Diop, qui a transformé un pénalty lors de la séance de tirs au but face à l’OM (2-2, 3 t.a.b. à 4) mercredi, a été victime d’insultes racistes pour avoir chambré après sa tentative réussie.
Comme si la tempête sportive ne suffisait pas, une nouvelle affaire vient assombrir un peu plus l’actualité de l’Olympique de Marseille. Éliminé hier soir en Coupe de France par le Toulouse FC (2-2, 3 t.a.b. à 4), le club phocéen se serait bien passé de la polémique qui a éclaté dans les heures suivant la rencontre.
Au cœur de la controverse : des insultes racistes visant Pape Demba Diop, milieu de terrain toulousain prêté par RC Strasbourg Alsace. Auteur de l’un des tirs au but victorieux, le joueur a célébré face à Gerónimo Rulli avant d’esquisser le signe de Jul, un geste qui a visiblement provoqué la colère de certains supporters marseillais.
Un message privé ignoble
Selon des captures d’écran relayées sur les réseaux sociaux, un compte se revendiquant de l’OM aurait envoyé un message privé d’une violence extrême au joueur sur Instagram, accompagné d’émojis racistes. Des propos abjects, sans ambiguïté, qui n’ont rien à voir avec le football et relèvent du racisme le plus primaire.
Ces agissements isolés – s’ils sont confirmés – ternissent l’image d’un club déjà fragilisé par une série de contre-performances et de tensions internes. Car au-delà de la défaite sportive, c’est bien la réputation de l’institution qui se retrouve éclaboussée.
Une séquence mal interprétée
Les images télévisées montrent pourtant que l’échange entre Rulli et Diop a été initié par le gardien marseillais, venu tenter de déstabiliser le tireur avant son penalty. Une scène classique dans une séance de tirs au but, où la pression psychologique fait partie du jeu.
Diop, après avoir transformé sa tentative, a répondu par une célébration provocatrice. Un chambrage, certes, mais dans les limites habituelles de la rivalité sportive. Rien qui ne puisse justifier, même de loin, une avalanche d’insultes racistes.
Un contexte déjà explosif
Pour l’OM, la situation est délicate. Sur le terrain, les résultats ne suivent plus et l’élimination en Coupe de France accentue le malaise. En tribunes et sur les réseaux sociaux, la nervosité est palpable. Mais cette tension ne peut en aucun cas servir d’excuse.
Le football français a multiplié ces dernières années les campagnes contre le racisme et les discriminations. Chaque nouvel incident rappelle cependant que le combat est loin d’être gagné. Les clubs, les instances et les plateformes sociales sont désormais attendus sur leur capacité à identifier et sanctionner les auteurs de tels messages.
À Marseille, la priorité devrait rester sportive. Mais pour tourner la page et retrouver un semblant de sérénité, l’OM devra aussi veiller à ce que son image ne soit pas confisquée par les comportements les plus indéfendables de certains individus.
Le calendrier de fin de saison de l’OM
07/03 : Toulouse-OM (25e journée de Ligue 1)
13/03 : OM-Auxerre (26e journée de Ligue 1)
22/03 : OM-Lille (27e journée de Ligue 1)
05/04 : Monaco-OM (28e journée de Ligue 1)
12/04 : OM-Metz (29e journée de Ligue 1)
19/04 : Lorient-OM (30e journée de Ligue 1)
26/04 : OM-Nice (31e journée de Ligue 1)
03/05 : Nantes-OM (32e journée de Ligue 1)
09/05 : Le Havre-OM (33e journée de Ligue 1)
16/05 : OM-Rennes (34e journée de Ligue 1)





















