Une vérité a éclaté concernant Mohamed Bouhafsi, cité comme favori pour prendre le poste de président de l’OM, tandis que l’annonce de l’heureux élu se précise.
L’OM entre dans une phase charnière de son histoire. Alors que la fin de saison sportive reste incertaine, un autre chantier majeur s’impose en coulisses : la nomination d’un nouveau président, appelé à redéfinir l’équilibre du club.
Une gouvernance en pleine mutation
Depuis la mise à l’écart de Pablo Longoria, officialisée après plusieurs semaines de tensions internes, l’OM fonctionne avec une direction transitoire. L’Espagnol, président depuis 2021, a quitté ses fonctions après un accord avec la direction, mettant fin à un cycle marqué par des résultats contrastés mais aussi par une instabilité chronique.
Pour assurer l’intérim, Alban Juster a été nommé. Profil discret issu de la finance, il incarne une solution temporaire plus administrative que politique, dans l’attente d’un dirigeant capable d’imposer une nouvelle vision.
Dans le même temps, Medhi Benatia, directeur du football, quittera lui aussi le club en juin, actant un renouvellement profond de la gouvernance.
McCourt veut un président fort… et local
Propriétaire du club depuis 2016, Frank McCourt pilote personnellement ce recrutement stratégique. Son objectif est clair : trouver un président capable d’incarner le club dans un environnement aussi passionnel qu’exigeant.
Le profil recherché est précis :
- une connaissance fine de Marseille et du football français
- une expérience solide en management
- une capacité à représenter le club dans les instances
Un changement de cap assumé, après les styles très différents de Jacques-Henri Eyraud et Longoria, qui n’ont jamais totalement réussi à stabiliser l’institution.
Des pistes nombreuses… mais floues
Depuis plusieurs semaines, les rumeurs se multiplient autour de profils variés, et comme le rapporte L’Équipe, Mohamed Bouhafsi, un temps évoqué, ne sera finalement pas retenu. Tout comme Nicolas de Tavernost, jamais réellement approché, tandis que le nom de Cyril Linette est cité, mais sans discussions concrètes. Enfin, le quotidien sportif précise également que Pauline Gamerre (Red Star) est une fausse piste.
Cette diversité de profils traduit une hésitation stratégique : faut-il privilégier un dirigeant institutionnel, un expert média ou un profil plus sportif ?
En interne, les recherches se poursuivent activement, avec l’appui de cabinets spécialisés, et une décision / annonce espérée avant la fin de saison.
Un choix structurant pour l’avenir du club
La nomination du futur président dépasse largement le cadre symbolique. Elle conditionnera :
- la restructuration sportive (notamment la nomination d’un directeur du football)
- le mercato estival, annoncé mouvementé
- la stratégie économique, avec la recherche de nouveaux investisseurs
Frank McCourt a d’ailleurs ouvert la porte à l’arrivée d’un partenaire financier pour faire franchir un cap au club.
Trouver l’équilibre entre passion et stabilité
À Marseille, plus qu’ailleurs, la fonction présidentielle exige un équilibre rare : comprendre la ferveur locale sans s’y perdre, imposer une vision tout en composant avec un environnement sous pression permanente.
Le défi est immense : depuis plusieurs années, aucun dirigeant n’a réussi à s’inscrire durablement dans le temps. Le prochain président devra non seulement stabiliser l’OM, mais aussi lui permettre de franchir un nouveau cap sportif et institutionnel.
À l’approche de l’été, tous les regards sont désormais tournés vers ce choix décisif, qui pourrait bien définir le futur du club phocéen pour les années à venir.
Selon @lequipe, Mohamed Bouhafsi et Pauline Gamerr ne ferait pas partie des noms retenus, pour le poste de président, pic.twitter.com/dce2jQLmqq
— OManiaque (@OManiaque) April 4, 2026







