Si l’AS Monaco n’est pas contre lever l’option d’achat d’Ansu Fati, prêté par le FC Barcelone, le salaire de l’attaquant va poser problème.
Ansu Fati retrouve des couleurs à l’AS Monaco. Recruté sous forme de prêt en provenance du FC Barcelone, l’international espagnol s’impose progressivement comme un élément offensif important du club de la Principauté. Mais malgré des performances encourageantes, son avenir reste encore très incertain.
Un retour en forme après des années compliquées
À seulement 23 ans, Ansu Fati semble enfin retrouver des sensations perdues après plusieurs saisons marquées par les blessures et les doutes. Sous le maillot monégasque, il affiche des statistiques solides avec 9 buts inscrits en 25 apparitions, dont 8 en Ligue 1.
Souvent utilisé par séquences, le joueur reste l’un des meilleurs buteurs du club malgré un temps de jeu irrégulier. Une efficacité qui confirme son potentiel, même dans un rôle encore partiellement limité.
Une adaptation réussie dans le système Pocognoli
L’arrivée de Sébastien Pocognoli a marqué un tournant dans la gestion du joueur. Après quelques tensions au début de son aventure — notamment liées à son temps de jeu — Fati a progressivement accepté un rôle plus collectif.
L’attaquant participe désormais davantage au travail défensif et se montre plus discipliné dans les consignes tactiques. Une évolution importante qui a permis d’apaiser les relations avec le staff et de stabiliser sa situation sportive.
Une option d’achat abordable… mais un salaire problématique
Sur le plan contractuel, Monaco dispose d’une option d’achat estimée à environ 11 millions d’euros, un montant jugé raisonnable pour un joueur de son profil. Et, selon L’Équipe, l’ASM « étudie sérieusement la faisabilité de continuer l’aventure ensemble la saison prochaine, satisfaite de ses performances et de son profil de joueur complémentaire aux autres dans ce secteur ». Mais le véritable frein est ailleurs : le salaire.
Actuellement, le club ne prend en charge qu’environ la moitié de ses émoluments, soit près de 250 000 euros nets mensuels. Une prolongation impliquerait donc une hausse significative de la masse salariale, un point sensible pour l’ASM.
À titre de comparaison, les plus gros salaires du club (comme Eric Dier ou Denis Zakaria) se situent autour de 330 000 euros mensuels.
Vers un nouveau contrat basé sur les performances ?
Pour contourner cet obstacle, Monaco étudie plusieurs solutions, dont un modèle contractuel hybride :
- un salaire fixe revu à la baisse
- des primes importantes liées aux performances
- une rémunération évolutive selon les objectifs
Une formule déjà utilisée dans plusieurs clubs européens pour sécuriser les talents tout en maîtrisant les coûts.
Une décision attendue dans les prochaines semaines
Une réunion est prévue avec l’entourage du joueur dans les quinze prochains jours. L’objectif est clair : déterminer si les deux parties souhaitent poursuivre l’aventure ensemble.
Le club, satisfait de son rendement global, semble ouvert à une continuité. Mais rien n’est encore acté. Une version différente de celle rapportée par Estadio Deportivo il y a quelques heures, qui indiquait que Monaco ne devrait pas lever l’option.
Un mois décisif pour son avenir
D’ici la fin de saison, Ansu Fati devra confirmer sa montée en puissance. Sa capacité à rester décisif dans les matchs importants pourrait être déterminante dans la décision finale de Monaco.
Car au-delà du talent, c’est désormais une équation économique et sportive que le club doit résoudre.
🚨 𝗠𝗢𝗡𝗔𝗖𝗢 𝗩𝗘𝗨𝗧 𝗚𝗔𝗥𝗗𝗘𝗥 𝗔𝗡𝗦𝗨 𝗙𝗔𝗧𝗜 🇪🇸 ! 🫡❤️🤍
— Actu Ligue 1 (@ActuL1_) April 10, 2026
L'AS Monaco envisage sérieusement de lever l'option d'achat de 11 M€ pour le conserver.
Si l'attaquant espagnol s'épanouit sur le Rocher, le club doit encore négocier un accord salarial viable pour finaliser… pic.twitter.com/RS1AbUjC5Z



















