À l’aube de la saison 2026-2027, l’ASSE affiche une puissance financière rare pour un pensionnaire de Ligue 2. Soutenus par Kilmer Sports Ventures, les Verts disposent de moyens très supérieurs à ceux de la majorité de leurs concurrents, sans que cela garantisse pour autant une remontée immédiate.
Un budget comparable à celui du FC Nantes
Avec un budget prévisionnel estimé à environ 35 M€, l’ASSE évolue dans une catégorie à part. Cette enveloppe serait comparable à celle du FC Nantes, annoncée entre 30 et 35 M€, et nettement supérieure à celles de Montpellier et du Stade de Reims, proches des 20 M€.
Selon l’étude publiée par Peuple Vert, le club forézien présente surtout un solde net négatif de 7,6 M€ sur le marché des transferts. Là où de nombreux clubs de Ligue 2 privilégient les joueurs libres et les prêts, Saint-Étienne conserve donc une réelle capacité d’investissement.
Kilmer protège les Verts de la crise
Cette différence prend encore plus de relief dans un contexte marqué par la baisse des droits télévisés. Les projections évoquées pour 2026-2027 prévoient une enveloppe nette globale de seulement 29,2 M€ pour les 18 clubs de Ligue 2, auxquels s’ajouteraient 12 M€ d’aides destinées aux relégués.
L’ASSE peut toutefois s’appuyer sur Kilmer Sports Ventures, propriétaire du club depuis juin 2024. Ce soutien limite la nécessité de vendre dans l’urgence et permet de financer un effectif rajeuni, dont Gautier Larsonneur, prolongé chez les Verts, est le joueur le plus âgé à 29 ans.
Geoffroy-Guichard, l’autre avantage majeur
La billetterie constitue également un solide bouclier. Avec 31 446 spectateurs de moyenne la saison passée, l’ASSE devançait très largement Le Mans, deuxième avec 12 027 supporters. Des recettes de match sans commune mesure avec la plupart de ses adversaires.
Ce statut de « PSG de la Ligue 2 » reste néanmoins à confirmer sur le terrain. Nantes, Reims et Montpellier disposent aussi d’arguments sérieux, tandis que des formations moins fortunées peuvent compenser par leur collectif. La supériorité économique stéphanoise place surtout les Verts devant une obligation de résultat.





















