À LA UNE DU 20 AOûT 2026

FC Nantes – Le bilan de Denis Balbir : « Christian Gourcuff loin des polémiques »

« Pour moi, l’arrivée de Christian Gourcuff à Nantes a été étonnante. Finalement, il s’avère qu’il s’agit d’une des premières décision cohérente du président Kita depuis longtemps. Déjà on s’aperà§oit qu’après quelques mois de compétition l’entraà®neur n’a pas changé. C’est déjà un petit miracle chez les Canaris vu tout ce que le club a vécu ces dernières asions. Mais qu’au delà de à§a, le FC Nantes se tient assez loin des polémiques.

Dans le club, tout semble calme et apaisé aujourd’hui. Màªme lorsque l’équipe a connu une période plus difficile avec quelques défaites de rang, on n’a pas entendu grand-chose. Christian Gourcuff a fait passer quelques messages en vue du Mercato de janvier mais cela reste très timide. Bref, à§a ne fait pas un pli. Est-ce que c’est trop calme et que à§a va exploser plus tard ? Je ne pense pas…

« Gourcuff, sa plus belle victoire est d’avoir fait gagner le club en stabilité »

Christian Gourcuff est un homme d’expérience et un entraà®neur de talent. Je sais que certains observateurs s’agacent de lui, de sa prétendue grosse tàªte et de son football statistiques à base de schémas. En attendant, le FC Nantes est bien placé au classement. Les Canaris sont dans la roue des premiers.

A la rigueur, on peut reprocher à Nantes de souvent gagner sur des scores étriqués par 1-0. Maintenant cela vaut autant de points que de gagner 4 ou 5-0. Pour moi, Christian Gourcuff fait du bon travail. Il parvient à tirer la quintessence d’un groupe sans star, avec des joueurs en devenir. Sa plus belle victoire est d’avoir fait gagner le FCN en stabilité. Chapeau à lui. Il fait vivre de bons moments à un public qui le mérite ».

PSG : le bon, la brute et le truand de la première partie de saison

A l’heure des bilans à mi-exercice, quoi de mieux que de mettre en avant trois des acteurs-clés de ce début de saison sous un air de Sergio Leone ?

Le bon : Angel Di Maria

Avec Mauro Icardi, « Fideo » a sans doute été le Parisien le plus régulier de la première partie de saison. Rarement blessé contrairement à Kylian Mbappé et Neymar, l’Ange Maria a sans doute réalisé son meilleur début de saison depuis son arrivée en France (24 apparitions, 10 buts, 11 passes décisives). Parmi ses performances marquantes : sa prestation XXL lors de la réception du Real Madrid (3-0) et son quadruplé de passes décisives contre Bruges (5-0). Sous la coupe de Tuchel, il paraà®t plus que jamais indéboulonnable.

La brute : Thiago Silva

« O Monstro » ràªve de rempiler au Paris Saint-Germain au delà de juin 2020 et il se donne les moyens d’y arriver. Du moins, lors de cette première partie de saison. Le capitaine désigné par Thomas Tuchel met du cÅ“ur à l’ouvrage à chacune de ses apparitions. A 35 ans, le natif de Rio est toujours le meilleur défenseur de Ligue 1… Et sans doute l’un des tous meilleurs d’Europe. Il n’y a guère que Leonardo qui émet aujourd’hui quelques réserves sur le stoppeur, qui a obtenu la double nationalité.

Le truand : Neymar

Cet été, le Brésilien a mis le feu à Paris. Désireux de retourner à tout prix à Barcelone, « Ney » a accepté de devenir l’ennemi public n°1 des Ultras franciliens. Depuis l’échec de son départ, la star du PSG joue les repentis : pas d’excuses mais une vraie volontée d’aller de l’avant et d’àªtre performant sur la durée. « Ma priorité, c’est le PSG, avec une implication maximale chaque semaine », a-t-il récemment déclaré à ‘France Football’. On n’est pas obligé de le croire mais, en attendant, c’est bien Paris qui profite de son talent hors normes…

ASSE – Mercato : ce sera la grande braderie d’hiver !

Tout en restant à l’affut des opportunités, notamment en attaque.

Les moyens

L‘ASSE a le plus gros budget et la plus grosse masse salariale de son histoire. Mais elle se retrouve aujourd’hui sans trésorerie, après avoir beaucoup investi ces dernières saisons et avoir màªme dû emprunter pour se sortir d’une situation sportive très compliquée il y a deux ans. « Pour ce Mercato, nous n’aurons pas de possibilité financière, a expliqué Claude Puel. On ne pourra pas faire quoi que ce soit. Beaucoup d’investissements ont été réalisés et on ne pourra pas les réitérer. »

Les besoins

Puel considère que Wahbi Khazri et Denis Bouanga ne sont pas de vrais n°9. Et à ce poste, le Castrais n’a pas vraiment confiance en Robert Beric, au registre limité, ni en Loà¯s Diony. Màªme si le jeune Charles Abi incarne l’avenir, la venue d’un avant-centre fait figure de priorité. Puel sera également à l’affut pour d’autres postes, en cas d’opportunités. Mais la vraie priorité, ce sera de dégraisser. Pour faire entrer un peu d’argent ou au moins pour alléger la masse salariale.

Les premières pistes

« Notre Mercato, ce sera le retour des blessés », affirme Puel. Mais l’ASSE a tout de màªme quelques pistes, notamment à l’étranger. Vincent Aboubakar (27 ans), l’international camerounais (63 sélections, 20 buts), qui joue peu au FC Porto, est suivi depuis l’été dernier. Mais Puel privilégierait le recrutement de jeunes joueurs. L’ASSE aurait notamment un Å“il du côté de la Suisse, où plusieurs joueurs de l’équipe Espoirs helvétiques auraient été supervisés ces dernières semaines.

Ce serait notamment le cas de Bastien Toma (20 ans), un milieu défensif évoluant au FC Sion, très côté, de Jordan Lotomba (21 ans), un défenseur polyvalent de Berne, suivi par de nombreux clubs étrangers lui aussi, d’Andi Zequiri, le jeune avant-centre de Lausanne, et de Jean-Pierre Nsamé, l’avant-centre des Young Boys Berne. Saà¯d Arab, un jeune ailier gauche algérien de 19 ans qui évolue au Red Star, en National, figurerait également sur les tablettes vertes, tout comme le latéral droit de l’AC Ajaccio Gédéon Kalulu (22 ans), formé à Lyon.

FC Barcelone : le bon, la brute et le truand de la première partie de saison

A l’heure des bilans à mi-exercice, quoi de mieux que de mettre en avant trois des acteurs-clés de ce début de saison sous un air de Sergio Leone ?

Le bon : Lionel Messi

Victime d’un début de saison tronqué par une blessure au pied, la Pulga n’a réellement démarré sa saison qu’en septembre. Mais l’Argentin reste un joueur hors-norme et il l’a remonté en avalant son retard sur Karim Benzema pour le titre de Pichichi de Liga (13 réalisations à la tràªve). En décembre, Lionel Messi a été récompensé d’un 6e Ballon d’Or, devenant le premier joueur de l’histoire à atteindre un tel total. Un exploit qu’il doit à quelques points d’avance sur le Néerlandais Virgil van Dijk, victime de la concurrence entre joueurs de Liverpool (Sadio Mané, Mohamed Salah et Alisson ont tous récoltés de nombreux votes et finis dans le Top 10).

La brute : Marc-André Ter Stegen

Le Barà§a est tout sauf une équipe violente… Mais il a la chance d’avoir un gardien monstrueux. Pas franchement aidé par une défense très poreuse en ce début de saison (25 buts encaissés en 24 rencontres disputées), l’Allemand – qui a quasiment joué toutes les rencontres à l’exception du match sans enjeu sur la pelouse de l’Inter Milan – a souvent sauvé les Blaugranas. A 27 ans, il est au sommet de son art et ne devrait plus tarder à recevoir un trophée Lev Yachine (Ballon d’Or créé pour les gardiens cette saison) pour ses exploits. Deuxième meilleur gardien du Monde derrière Alisson Becker pour la première édition en 2019.

Le truand : Ousmane Dembélé

Le truand du Barà§a ne pouvait àªtre qu’un Franà§ais ! Si Antoine Griezmann était un candidat légitime pour le rôle, vu ses difficultés d’adaptation et ses petites histoires avec Lionel Messi, le Mâconais est battu à plate couture par un autre champion du Monde. Il faut dire que le casier de l’ancien Rennais est chargé : a empàªché le retour de Neymar en refusant d’entrer dans un troc avec le PSG, a été exclu bàªtement pour avoir mal parlé à un arbitre à Séville lors d’une victoire 4-0 à Séville… Avant d’enchaà®ner les claquages tendineux. Des blessures que beaucoup imputent à son hygiène de vie. Regardé de travers par les Socios vu son pedigree.

Juventus – Le bilan de Denis Balbir : « Cristiano Ronaldo, le joueur le plus formidable du monde »

« Je ne vais pas aller jusqu’à dire que je suis amoureux de Cristiano Ronaldo mais presque… Cette année, màªme s’il n’a pas remporté le Ballon d’Or, le Portugais a encore fait très fort. Je suis sidéré par son aplomb, par sa capacité d’adaptation. Il y a un an et demi, CR7 passait du Real Madrid à la Juventus de Turin. D’un grand club à l’autre, d’un grand championnat à l’autre.

C’est un joueur qui a la détermination. Combien de joueurs peuvent annoncer qu’ils marqueront un triplé pour qualifier la Juve face à l’Atletico Madrid et le feront effectivement ? C’est la marque des très grands.

« Cristiano Ronaldo reste un exemple »

Bien sûr, les débuts italiens de Cristiano Ronaldo n’ont pas été un long fleuve tranquille : il y a eu des petites blessures, des bouderies, des petites blessures d’ego mais Cristiano Ronaldo reste un exemple. Qu’un joueur de cet âge-là (34 ans) soit aussi décisif depuis aussi longtemps, on ne peut que s’incliner.

Qu’il s’adapte aussi bien à un championnat aussi dur que la Série A, dans un club aussi exigeant que la Juventus en restant au top physiquement et mentalement, on ne peut que s’incliner et dire bravo à Cristiano Ronaldo. Savoir se maintenir sous pression comme à§a, avoir toujours faim malgré tous ses titres et sa longue expérience, c’est quelque chose d’exceptionnel. Pour moi, c’est sans doute le joueur le plus formidable du monde ».

RC Lens : le bon, la brute et le truand de la première partie de saison

A l’heure des bilans à mi-exercice, quoi de mieux que de mettre en avant trois des acteurs-clés de ce début de saison sous un air de Sergio Leone ?

Le bon : Simon Banza

Lors du Mercato d’été, le Racing a investi sur beaucoup de bons joueurs offensifs (Robail, Sotoca, Mauricio) mais les Sang et Or n’ont pas trouvé de grand buteur. Et si l’attaquant recherché venait finalement de la Gaillette ? à‰clos sur le tard après une grave blessure et divers pràªts, Simon Banza (23 ans) – qui s’était déjà montré plutôt intéressant lors du sprint final l’an passé – est en train de faire son trou à Lens. Co-meilleur buteur de la première partie de saison (6 buts), il est en train de montrer qu’il vaut mieux que l’étiquette de « super sub » qui lui a longtemps collé à la peau.

La brute : Yannick Cahuzac

Il y a peu, l’ancien Bastiais regrettait son image de bourrin auprès des arbitres. « Me faire expulser, avoir un tel historique n'est pas une fierté », lâchait-il en toute sincérité face aux médias. Il faut dire que l’ancien Toulousain est encore parti sur des bases élevées cette saison avec 8 cartons jaunes et 1 rouge en 16 matches. Loin devant les autres lensois et en tàªte des joueurs qui ont le plus cartonnés en Ligue 2 cette saison…

Le truand : Benjamin Moukandjo

Vu son impressionnant CV (165 matches de L1 pour 47 buts et 57 capes en équipe du Cameroun), on était en droit d’attendre beaucoup de l’attaquant passé par Monaco, Nancy, Reims ou Lorient. Arrivé le 11 septembre après plusieurs mois sans jouer, Moukandjo aura mis un temps fou à se remettre au niveau pour la Ligue 2, enchaà®nant les petits pépins physiques. Sur la fin d’année, l’intéressé a tout juste commencé à justifier son salaire par quelques apparitions timides en Ligue 2. On attend toujours son premier but avec les Sang et Or

OL : le bon, la brute et le truand de la première partie de saison

A l’heure des bilans à mi-exercice, quoi de mieux que de mettre en avant trois des acteurs-clés de ce début de saison sous un air de Sergio Leone ?

Le bon : Memphis Depay

Il n’y a pas toujours de « happy-end » pour les héros et Memphis, fauché en plein vol par une rupture du ligament croisé face à Rennes le 15 décembre dernier, en est malheureusement la triste illustration. Après un peu plus de deux ans et demi de montagnes russes, l’ancien Mancunien commenà§ait enfin à prendre le leadership à l’OL, lui qui avait été LE joueur lyonnais de la première phase de la Ligue des Champions (5 buts en 5 matches disputés). Un changement de cap magnifié par le brassard de capitaine et entériné par son attitude marquante après la qualification face à Leipzig (2-2). Assurément le bon de cette première moitié de saison… Et le grand absent du début d’année 2020.

La brute : Sylvinho

Son visage fermé et son air grave promettait une nouvelle ère de rigueur à l’Olympique Lyonnais. Una management de rupture après les années Genesio qui avaient usé les supporters. Si le novice brésilien, viré après le derby perdu à Saint-Etienne (0-1) le 6 octobre dernier, n’a jamais vraiment répondu aux attentes, faisant preuve d’une frilosité assez incroyable dans le jeu, son palmarès rhodanien se résumera à un nombre important de poignets cassés à la veille de ce match. Un « check » avec les supporters qui restera une image forte de la préparation du 119e derby de l’histoire…

Le truand : Marcelo

Vestige d’une embrouille de la fin de saison 2018-2019 ravivée à Benfica, le Brésilien est vu par les Bad Gones comme « l’ennemi public n°1 ». Un ennemi à abattre et à moquer… Au point de perturber les joueurs après la qualification face à Leipzig (2-2) où un « caliquot » représentant un âne victime de strabisme a été déployé à son endroit. Un moment de tension extràªme durant lequel l’ancien joueur de Besiktas s’est permis quelques doigts d’honneur. L’affaire Marcelo est devenu un vrai problème à Lyon. Elle s’est màªme exportée sur les réseaux sociaux avec les sorties déplacées de sa femme Tatiane Guedes à l’encontre d’Anthony Lopes. « Marcelo, tes doigts garde-les pour ta femme », pouvait-on lire en Kop Virage Nord face à Rennes. Ambiance.

PSG – Le bilan de Denis Balbir : « De quoi être optimiste pour 2020 »

Notre consultant est confiant pour la suite.

« Le PSG a réalisé une première partie de saison aboutie. Paris a fait ce qu’il fallait en surnageant au niveau national et lors de la phase de groupe de la Ligue des Champions. Le titre de Champion d’automne ne pouvait pas revenir à une autre équipe. Pour moi, il n’y a qu’une seule zone d’ombre en cette première partie de saison : le fait qu’il y a énormément de blessés et qu’il faut se poser des questions sur ce qui se passe à l’infirmerie. A part à§a, rien à signaler.

Ce qu’il convient de noter cette saison par rapport aux précédentes, c’est que le PSG a trouvé un gardien avec Keylor Navas. On ne parle pas trop de lui mais le Costaricien répond aux attentes. Aujourd’hui, il n’y a plus vraiment de débats sur le poste. L’ancien joueur du Real Madrid est sans doute le grand gardien tant attendu.

« On peut espérer voir de belles choses au niveau européen »

Il n’est pas nécessaire de lister tous les points positifs du début de saison. Si Kylian Mbappé et Neymar n’étaient pas tout le temps là mais d’autres ont pris le relai. Pour moi, Mauro Icardi est l’autre bonne trouvaille de l’été. Sur la fin, on a aussi revu un peu Edinson Cavani. Màªme si les choses sont encore un peu floue par rapport au Matador. Màªme si, à mon sens, le club ne lui a pas assez rendu hommage par rapport à ce qu’il a fait pour le PSG, il est toujours là . Son sérieux et sa combativité seront appréciables lors de la deuxième partie de saison.

Aujourd’hui, Thomas Tuchel tâtonne encore un peu sur certains choix tactiques mais il dispose sans doute de l’effectif le plus complet depuis l’arrivée des Qataris. Je pense qu’avec un peu de réussite, un Neymar en forme et un Mbappé toujours aussi vorace, on peut espérer voir de belles choses au niveau européen ».

OM : le bon, la brute et le truand de la première partie de saison

A l’heure des bilans à mi-exercice, quoi de mieux que de mettre en avant trois des acteurs-clés de ce début de saison sous un air de Sergio Leone ?

Le bon : Dimitri Payet

Le Réunionnais avait la tàªte dans les chaussettes l’an passé, il s’est totalement relancé sous les ordres d’André Villas-Boas. S’il a fait valoir son côté démon en se faisant exclure face à Montpellier et suspendre durant un mois, Payet s’est également rappelé aux bons souvenirs de ceux qui l’avait élu 17e meilleur joueur d’Europe au Ballon d’Or 2016. Plusieurs prestations de dingue à mettre à son actif, notamment lors de l’Olympico remporté par Marseille contre Lyon (2-1).

La brute : Kevin Strootman

Tàªte de Turc des supporters qui lui reprochent le prix de son transfert et son statut d’ancien chouchou de Rudi Garcia, le « Stroot » a fait front avec beaucoup de « corones ». Poussé dehors par son président Jacques-Henri Eyraud, le Néerlandais est non seulement resté mais il s’est imposé comme le premier choix d’André Villas-Boas au poste de sentinelle. Une sentinelle qui a retrouvé tout son mordant… Parfois à l’excès (6 cartons jaunes).

Le truand : Nemanja Radonjic

Pendant 18 mois, les fans olympiens voyaient le jeune Serbe comme une vilaine escroquerie. Un joueur qui ne justifierait jamais les 12 M€ investis pour son transfert en provenance de l’Etoile Rouge de Belgrade à l’été 2018. Depuis peu, « NR7 » s’est imposé comme le « super sub » phocéen avec ses 4 buts tous inscrits après àªtre entré en jeu. Sur les traces d’un autre braqueur apprécié des Phocéens, lequel avait mis un temps fou à se faire accepter sur la Canebière : Lucas Ocampos.

ASSE – Le bilan de Denis Balbir : « Un vrai problème avec les cadres vieillissants »

S’il est content de voir les jeunes, notre consultant a plus de mal avec les cadres trop bien payés et décevants.

« Saint-Etienne a mal géré son début de saison. Màªme si Ghislain Printant était très aimé humainement, il a montré ses limites en tant qu’entraà®neur. Il a pris en main une équipe avec énormément d’ambitions, avec la coupe d’Europe à gérer en plus du championnat. Pour lui, prendre la suite de son ami Jean-Louis Gasset était trop compliqué.

Dès le début du mois d’octobre, Claude Puel est arrivé. A peine avait-il posé le pied dans le Forez que l’intéressé avait déjà exprimé son envie d’oeuvrer sur le long terme. Ce changement de projet peut d’ailleurs àªtre perà§u comme un soulagement. Depuis Christophe Galtier, les Verts cherchaient quelqu’un en mesure de s’investir, de construire et de lancer des jeunes.

« La gestion des jeunes, le vrai point positif du début de saison »

Pour moi, Claude Puel, ce n’est pas uniquement sa belle série inaugurale de matches sans défaite. Si la copie est terne en Ligue Europa avec l’élimination prématuré, j’ai aimé voir apparaà®tre de nombreux jeunes joueurs depuis quelques mois. Màªme si William Saliba et Charles Abi avaient déjà joués, on a vu Wesley Fofana, Mahdi Camara, Bilal Benkhedim… Les jeunes qui ont gagné la Gambardella ont eu leur chance. C’est le vrai point positif de ces derniers mois.

En 2020, je vois quand màªme un gros point à corriger. Claude Puel va devoir trouver la bonne formule. Il faudra aussi faire que les cadres vieillissants se pràªtent au jeu de la concurrence. Je pense aux M’Vila, Cabaye ou Debuchy, des joueurs qui ont de bons contrats avec des salaires confortables. C’est un vrai problème pour le club car, en ce début de saison, ces joueurs-là n’ont clairement pas eu le rendement escompté. Pour finir mon bilan, je souhaiterais souhaiter bonne chance aux blessés et notamment à Kévin Monnet-Paquet. C’est un vrai joueur de club et il manque à l’AS Saint-Etienne aujourd’hui ».

Real Madrid – Mercato : des Galactiques… mais pas avant l’été !

Les moyens :

Le Real Madrid ayant déjà investi 303 M€ sur le Mercato d’été 2019, le club présidé par Florentino Perez devra se plier comme tout le monde aux règles régissant le fair-play financier de l’UEFA. Or, l’une d’entre elle est que la balance transferts ne doit pas excéder les 100 M€ au 30 juin 2020. Màªme si les finances sont au beau fixe, nées de plusieurs années de grosses économies, et màªme si la masse salariale est bien cadrée, le Real va devoir respecter ce point à prendre en compte. Il n’y aura donc pas d’investissement massif cet hiver. De toute faà§on, ce n’est pas dans les habitudes du Real de faire chauffer la CB sur ce Mercato correctif.

Les besoins :

Si le début de saison avait mis en avant un Mercato trop jeune (pour ne pas dire raté) et un vrai manque au milieu de terrain où Zinédine Zidane réclamait à cor et à cris la venue de Paul Pogba, la donne a quelque peu changé sur la fin d’année avec la montée en puissance de Federico Valverde. L’Uruguayen devrait finalement faire l’affaire. Quant au recrutement d’une étoile Galactique en pointe, le dossier est renvoyé à l’été 2020.

L’hiver pourrait surtout àªtre animé par quelques dossiers touchants aux départs. On pense notamment à Gareth Bale que bon nombre de Socios ràªvent de voir filer en Chine, à James Rodriguez qui n’est pas dans les bonnes grâces de Zinédine Zidane ou encore à Mariano Diaz, au temps de jeu minimaliste depuis son retour.

Les premières pistes (probablement pour l’été 2020) : Paul Pogba (Manchester United, 26 ans), Donny van de Beek (Ajax Amsterdam, 22 ans), Fabian Ruiz (Naples, 23 ans), Eduardo Camavinga (Stade Rennais, 17 ans), Boubakary Soumaré (LOSC, 20 ans), Christian Eriksen (Tottenham, 27 ans), Kylian Mbappé (PSG, 21 ans), Neymar (PSG, 27 ans)…

FC Nantes : le bon, la brute et le truand de la première partie de saison

A l’heure des bilans à mi-exercice, quoi de mieux que de mettre en avant trois des acteurs-clés de ce début de saison sous un air de Sergio Leone ?

Le bon : Moses Simon

Quand on a vu débarquer le lutin nigérian en pràªt en provenance de Levante en début de saison, on a tous cru à une nouvelle banane signée Mogy Bayat pour le FC Nantes. Finalement, Moses Simon s’est avéré àªtre la bonne affaire des Canaris, faisant oublier la non-reconduction du pràªt de Majeed Waris (FC Porto). S’il ne s’agit pas d’un buteur à proprement parler, l’ancien joueur de la Gantoise se défend dans les statistiques (19 apparitions, 5 buts, 5 passes) et sort un peu la tàªte au sein d’un FCN dont la force est surtout le collectif mis en place par Christian Gourcuff.

La brute : Andrei Girotto

On a un peu hésité pour attribuer le rôle de brute dans l’effectif du FC Nantes. Pour son énorme première moitié de saison et sa faculté à balancer punchline sur punchline aux attaquants adverses, Nicolas Pallois l’aurait mérité tout autant… Mais on a choisi de mettre en lumière son binôme Andrei Girotto, ex-cisaille du milieu de terrain qui s’est transformé en un défenseur central classieux à la relance intéressante. Un joueur digne de la « Seleà§ao » selon son entraà®neur Christian Gourcuff. Un motif d’espoir pour tous les bouchers-charcutiers de l’entrejeu.

Le truand : Vahid Halilhodzic

En froid depuis de longs mois avec ses dirigeants, « coach Vahid » a joué un poker menteur avec Waldemar Kita au dépend de son club de cÅ“ur. Durant tout le mois de juillet, le Bosnien a fait semblant, effectuant la préparation, accueillant froidement les recrues des Canaris… Avant de claquer la porte sournoisement à une semaine du début du championnat à Lille. Avec une précision aussi chirurgicale que celle qui a fait l’attaquant qu’il était, Halilhodzic a bien attendu de ficeler son plan B avec le Maroc avant de poser sa démission, lui qui n’est pas parvenu à gratter l’indemnité de licenciement qu’il aurait souhaité de ses patrons.

FC Barcelone – Mercato : Neymar loin des priorités 2020 du Barça

Les moyens :

Si le Barà§a affiche cette saison le plus gros budget de la planète football et dépassera le milliard d’euros de revenus, le club catalan reste très limité dans son investissement sur la saison en cours. La raison ? L’importance de la masse salariale et des nombreux contrats XXL signés par les dirigeants blaugranas, à la limite du seuil imposé par l’UEFA et son fair-play financier.

C’est la raison pour laquelle les Blaugranas n’ont pu formuler que des offres incluant troc avec le PSG pour Neymar cet été… Et c’est ce qui bridera encore Josep Maria Bartomeu jusqu’à l’été 2020. Pour ouvrir la porte à de nouvelles arrivées, il faudra désormais des départs de joueurs (Rakitic, Todibo, etc.). La soupe étant plutôt bonne à Barcelone, ce n’est pas forcément aisé.

Les besoins :

« Aucun mouvement n'est prévu en janvier. Nous avons un effectif équilibré, il ne nous manque rien, mais on ne peut pas non plus se permettre de perdre quelqu'un ». Par ces mots prononcés au début du mois dans la presse italienne, Josep Maria Bartomeu a confirmé que l’hiver sera calme au FC Barcelone. Les joueurs peu utilisés comme Jean-Clair Todibo sont toujours susceptibles de partir mais l’effectif n’évoluera pas dans des proportions importantes à la mi-saison.

En revanche, rien n’interdit le Barà§a de poser les jalons de son été 2020. Sur ce point, les Blaugranas sont déjà sur le pied de guerre avec quatre postes de recrutement prioritaires : un attaquant pour prendre la suite de Luis Suarez (fin de contrat en juin 2021), un défenseur central en fonction de l’évolution de Samuel Umtiti, qui peine à enchaà®ner les matches depuis sa blessure au genou l’an passé, un latéral droit et un milieu de terrain axial pour préparer la suite d’Ivan Rakitic. Vous l’aurez compris, Neymar n’est – quoi qu’il arrive – plus à l’ordre du jour… Ou alors seulement dans le fantasme d’un Lionel Messi qu’il faudra convaincre de prolonger à 18 mois de la fin de son bail.

Les premières pistes (pour l’été) : Lautaro Martinez (Inter Milan, 22 ans), Carlos Vela (Los Angeles FC, 30 ans), Kylian Mbappé (PSG, 20 ans), Donyell Malen (PSV Eindhoven, 20 ans), Marcus Rashford (Manchester United, 21 ans), Harry Kane (Tottenham, 26 ans), Victor Osimhen (LOSC, 20 ans), Stefano Sensi (Inter Milan, 24 ans), Joshua Kimmich (Bayern Munich, 24 ans).

FC Barcelone : Lionel Messi, son bilan de l’année 2019

Statistiques : 58 matches, 50 buts, 20 passes

Une fois n’est pas coutume, Lionel Messi affiche une moyenne inférieure à un but par match. Néanmoins, le petit Argentin a encore largement fait parler la poudre cette saison, autant en club qu’en sélection, arrachant notamment son 6e soulier d’or européen (son 3e consécutif) avec 36 réalisations sur sa saison de Liga 2018-2019 et remportant le titre de meilleur buteur de Ligue des Champions en 2018-2019 (12 réalisations).

Palmarès :

A titre collectif avec le FC Barcelone, Messi n’a pas franchement fait exploser son palmarès en 2019. En effet, il n’a finalement soulevé que la Liga, battu en finale de la Coupe d’Espagne par Valence (1-2) et en demi-finale de la C1 à Liverpool. Sur le plan individuel, ce fut une vraie moisson : des titres de meilleurs buteurs en Liga et en Europe, celui de meilleur joueur d’Espagne, le trophée The Best du joueur FIFA de l’année ainsi que ses 6e Soulier d’Or et Ballon d’Or.

Note artistique : 14/20

Encore une fois, Lionel Messi aura été LE joueur du FC Barcelone. L’homme-clé, le joueur décisif et qui décide de la pluie et du beau temps. S’il a disparu des radars à Anfield (défaite 4-0) ainsi qu’au tout début de la saison 2019-2020 victime d’une blessure au pied en début de préparation, la Pulga a vite repris son rythme de croisière en Liga et montré qu’il était devenu le meilleur tireur de coup-franc de la planète.

Le point noir de son année est assurément son bilan en sélection d’Argentine : 5 buts, 2 passes en 10 matches joués, une défaite en demi-finale de la Copa America et une suspension de quatre matches purgée en septembre-octobre pour propos outraciers à l’arbitre.

Stade Rennais – Le bilan de Denis Balbir : « Julien Stéphan dans tous ses états »

Denis Balbir les regarde avec curiosité.

« Rennes, c’est à la fois la grosse réussite et la banane de Julien Stéphan. Son Stade Rennais a gagné son premier titre depuis presque 50 ans et on lui prédisait un grand parcours en Coupe d’Europe. Cela n’a pas été le cas pour diverses raisons. Les Bretons ont pàªché au niveau de l’expérience par rapport à certains de leurs rivaux en phase de groupe. Certains faits d’arbitrage ne les ont pas aidé face au Celtic et contre Cluj… Malgré ce couac européen, le public rennais n’a jamais lâché.

En ce début de saison, Julien Stéphan est passé proche de sauter à cause des résultats mitigés. A Rennes, à§a se passe comme à§a : trois ou quatre défaites vous mettent sur un siège éjectable. On se demandait màªme par qui il allait àªtre remplacé. Olivier Létang est justement très discuté par rapport à à§a. On lui pràªte certains agissements en coulisses en oubliant que c’est aussi lui qui avait confié les clés au jeune entraà®neur qu’était Stéphan pour éviter qu’il ne file à Monaco.

« Eduardo Camavinga, quel phénomène ! »

Sur les premiers mois de l’exercice, j’ai envie de mettre en avant un joueur : Eduardo Camavinga, phénomène de précocité et buteur contre l’OL. Pour moi, c’est la révélation du début de saison. Il est le porte-étendard d’un effectif de belle facture, riche en talents, complémentaire et avec un bon vivier issu du centre de formation.

Concernant le classement, on voit que tout va très vite dans un sens comme dans l’autre. Rennes – qui a connu une série de dix matches sans succès – s’est complètement relancé et s’affiche désormais parmi les prétendants à la Ligue des Champions avec son match en moins. De coach sur la sellette, Julien Stéphan est presque devenu le meilleur entraà®neur rennais depuis des décennies. Bien évidemment, c’est la récente victoire sur la pelouse de Lyon qui met en relief cette belle remontée. Rennes sera une équipe à surveiller en 2020 ».

Girondins : le bon, la brute et le truand de la première partie de saison

A l’heure des bilans à mi-exercice, quoi de mieux que de mettre en avant trois des acteurs-clés de ce début de saison sous un air de Sergio Leone ?

Le bon : Paulo Sousa

On aurait pu citer les révélations Yacine Adli et Josh Maja ou encore le nouveau patron de la défense Laurent Koscielny mais on a préféré mettre en avant le chef d’orchestre portugais. Malgré les remous en coulisses (remplacement de GACP par le co-actionnaire King Street), malgré les sollicitations d’Arsenal, le « romantique » Paulo Sousa a tenu la barque, amenant une vraie patte du côté de la « belle endormie » bordelaise. Si ce Bordeaux n’est pas encore un grand millésime, il tient assurément le coach qui peut tendre vers ce genre de projet. Mais pour combien de temps acceptera-t-il d’avaler des couleuvres face aux fausses promesses de ses dirigeants ?

La brute : Edson Mexer

Pour un bon casting défensif, il faut un grand méchant. Pablo Castro et Laurent Koscielny sont bien trop élégants pour avoir le physique de l’emploi ”¦ Mais pas Edson Mexer. Au sein de la défense à trois des Girondins, le Mozambicain arrivé en provenance de Rennes cet été se charge des basses Å“uvres. Bien aidé par son comparse brésilien Otavio au milieu. Avec déjà cinq cartons jaunes en Ligue 1 (en seulement 15 apparitions), il est déjà le Bordelais qui cartonne le plus.

Le truand : Franà§ois Kamano

Il y a un an, le Guinéen était encore vu comme le remplaà§ant de Malcom. Pràªt à partir depuis cet hiver, Kamano ràªvait de Monaco ou d’un grand club étranger. Sa direction a mis un prix de départ (20 M€), bien trop élevé pour un joueur qui n’a jamais suscité un tel engouement. Depuis, l’ancien Bastiais ressemble à une âme damnée. Après s’àªtre lâché et avoir démonté son ancien coach Ricardo au printemps, Franà§ais Kamano a perdu sa place de titulaire indiscutable. Depuis peu, c’est à un poste de piston droit du 3-5-2 mis en place par Paulo Sousa qu’il se refait la cerise. Ses stats sont toutefois en chute libre (1 seul but inscrit cette saison)…

LOSC : le bon, la brute et le truand de la première partie de saison

A l’heure des bilans à mi-exercice, quoi de mieux que de mettre en avant trois des acteurs-clés de ce début de saison sous un air de Sergio Leone ?

Le bon : Victor Osimhen

Si le LOSC a dépensé 12 M€ pour s’attacher ses services du côté de Charleroi, l’arrivée du Nigérian à Luchin dépasse d’assez loin toutes les espérances. Venu pour àªtre le remplaà§ant de Rafael Leao (parti au Milan AC), Osimhen s’est imposé comme le leader offensif des Dogues… Et le remplaà§ant naturel de Nicolas Pépé dans les statistiques (13 buts, 4 passes décisives en 24 apparitions). Mort de faim, le natif de Lagos cristallise déjà l’intéràªt de très grands clubs. Et s’il battait le record de vente de Pépé à Arsenal (80 M€) ? Pas impossible…

La brute : Benjamin André

Thiago Mendes transféré à l’OL, les Dogues cherchaient un patron pour leur milieu de terrain. Ils ont tapé juste avec l’ancien Ajaccien et Rennais. Un joueur de caractère qui a rapidement su se faire apprécier de Christophe Galtier. Foumi ouvrière du LOSC, André n’hésite pas à aller au mastic. Habile dans le pressing haut, il est aussi le joueur nordiste qui boise le plus (7 cartons jaunes en 24 matches). Un dur au mal, un vrai.

Le truand : Timothy Weah

A cet instant de la saison, on pourrait presque inculper le fils de « Mister George » pour usurpation d’identité… Transféré du PSG pour 10 M€ (+15% sur la plus-value à la revente) et précédé d’une solide réputation, l’international américain s’est transformé en homme invisible… La faute à une blessure aux ischios-jambiers contractée dès la première journée face au FC Nantes et qui s’est compliquée. Pas attendu en compétition avant janvier, le fils Weah est pour l’instant LA déception du Mercato d’été 2019.

ASSE : le bon, la brute et le truand de la première partie de saison

A l’heure des bilans à mi-exercice, quoi de mieux que de mettre en avant trois des acteurs-clés de ce début de saison sous un air de Sergio Leone ?

Le bon : Denis Bouanga

Arrivé l’été dernier en provenance de Nà®mes pour 4,5 M€, le Gabonais s’est vite imposé, sous Claude Puel, comme le fer de lance de la ligne offensive des Verts. Rapide, polyvalent (il a màªme évolué piston défensif) et surtout efficace (24 apparitions, 7 buts, 4 passes décisives), « Denis la malice » se présente bel et bien comme le digne successeur de son compatriote et ami Pierre-Emerick Aubameyang. En plus de son talent sur le pré, Bouanga amène une vraie fraà®cheur dans le vestiaire de l’AS Saint-Etienne. Sans conteste la bonne surprise de cette première partie de saison.

La brute : Stéphane Ruffier

Monstrueux de régularité et très rarement blessé, le Bayonnais va boucler l’été prochain sa 9e saison dans le Forez. Vainqueur de la Coupe de la Ligue 2013, « la Ruf’ » est encore rentré un peu plus dans la légende de l’AS Saint-Etienne cette saison en battant le mythique record de match disputé par un gardien en Ligue 1, jusqu’alors détenu par Ivan Curkovic. Si tout se passe comme prévu, l’ancien Monégasque – qui affiche 373 matches en vert à la tràªve – ira chercher l’autre marque historique des Verts : celui du nombre de matches joués par un portier toutes compétitions confondues actuellement propriété de Jérémie Janot (386).

Le truand : Yann M’Vila

Après avoir menacé ses dirigeants sur l’identité du futur coach (« Si ce n'est pas Ghislain Printant, c'est sûr et certain que je vais demander à partir »), après avoir tenté ‘d’extorquer’ une revalorisation de son contrat suite aux ventes de William Saliba et Rémy Cabella, Yann M’Vila est revenu à la raison, convaincu par son coach de ne pas boycotter le stage des Verts en Angleterre en début de saison. Depuis, sa bouderie se retranscrit au travers de ses prestations, toutes plus décevantes les unes que les autres…

Juventus : Cristiano Ronaldo, son bilan de l’année 2019

.. Pour mieux revenir en 2020 ?

Statistiques : 50 matches, 39 buts, 5 passes

Loin d’être infamant, le bilan comptable de Cristiano Ronaldo depuis son arrivée en Italie n’est pas dans ses standards de sa dernière décennie. En effet, sans ses performances exceptionnelles en sélection (14 buts en 10 matches), les chiffres de CR7 plongent même à seulement 25 réalisations sur l’année civile pour 40 matches disputées. Le poids des années commencerait-il à se faire ressentir sur son rendement ou est-ce la difficulté de la Serie A qui est à l’origine de l’érosion de ses statistiques ? Sans doute un peu des deux…

Palmarès :

Elu meilleur joueur de Série A, sa seule distinction individuelle de la saison, Cristiano Ronaldo n’a pas encore remporté le titre de meilleur buteur en Italie, battu en 2018-2019 par Fabio Quagliarella (Sampdoria), Duvan Zapata (Atalanta) et Krzysztof Piatek (Milan AC). En revanche, le Portugais s’est vengé au niveau collectif avec le titre de Champion d’Italie 2019, la Supercoupe d’Italie 2018 disputée en janvier en Arabie Saoudite (il a perdu celle de 2019 le week-end dernier contre la Lazio) et la première Ligue des Nations de l’UEFA remportée chez lui avec la Seleçcao.

Note artistique : 11/20

CR7 nous avait habitué à mieux. Si, pour son agent Jorge Mendes, il aurait mérité le Ballon d’Or, personne ne s’est franchement ému de voir Cristiano finir derrière Lionel Messi et Virgil van Dijk. La Juve a échoué en quart de finale de la Ligue des Champions face à l’Ajax Amsterdam, l’intéressé – qui s’est plutôt bien adapté à l’Italie – n’a pas su régner sur les buteurs locaux, comme il n’est plus aussi souverain en Ligue des Champions si l’on excepte son coup d’éclat contre l’Atletico (seulement 2 buts en 6 matches de phase de groupe en 2019-2020)…

Si son bilan lors des qualifications de l’Euro 2020 est impressionnant (14 buts en 10 matches), Cristiano Ronaldo a également eu quelques soucis avec Maurizio Sarri en ce début de saison. Le nouveau coach de la Vieille dame laisse régulièrement le Portugais souffler et économiser son genou. Il n’hésite pas à le sortir et régulièrement Paulo Dybala lui vole la vedette. En 2020, il y a une église à remettre au milieu du village.

FC Nantes – Mercato : Christian Gourcuff veut muscler ses couloirs

Les moyens :

Son FC Nantes ayant bouclé la première partie de saison à la 5e place avec un effectif très court, Waldemar Kita se prend à ràªver d’Europe. Conscient que le groupe à disposition de Christian Gourcuff est trop court en nombre, l’homme d’affaires franco-polonais est pràªt à desserrer les cordons de la Bourse, pràªt à payer un attaquant de standing pour renforcer un secteur offensif où le seul Kalifa Coulibaly est à la peine (4 buts inscrits seulement). En novembre, Waldemar Kita a tenté Hatem Ben Arfa (libre) et contacté (en vain) Kévin Gameiro à Valence. Cela situe le niveau de son ambition…

Les besoins :

S’il n’attend pas spécialement grand chose de ce Mercato d’hiver, Christian Gourcuff a clairement notifié un besoin à son président. « Le départ de Lima et la blessure de Fabio ont diminué les postes de latéraux. Celle de Charles Traoré a aussi eu une influence sur les résultats. Si on peut se sécuriser dans ce secteur-là , on le fera. Parce qu'on a un manque quantitatif », a-t-il exprimé clairement dans les colonnes de ‘L’Equipe’. Outre un ou deux latéraux, le Breton ne serait pas contre un buteur màªme si, contrairement à son président, il n’en fait pas une priorité. Surtout que le pràªt d’Anthony Limbombé au Standard de Liège a été écourté…

Au rayon départs, le FCN ne retiendra pas de joueurs souhaitant partir. Certains jeunes (Basila, Ndilu, Moutoussamy) pourraient àªtre tentés à demander un pràªt. René Krhin ou Joris Kayembe ne seront pas retenus.

Le principal point sensible pourrait concerner le capitaine Abdoulaye Touré, lequel souhaitait partir l’été dernier avant d’àªtre finalement retenu. Si une offre anglaise venait à tomber, il pourrait s’agir d’un vrai point chaud pour le FCN. Un FCN qui ne cherche d’ailleurs plus de milieu màªme si le départ de Valentin Rongier n’a pas été comblé par une recrue extérieure (la venue de Trebel n’est plus d’actualité).

Les premières pistes : Yohan Boli (Saint-Trond, 26 ans), Préjuce Nakoulma (libre, 32 ans), Majeed Waris (FC Porto, 28 ans), Amine Gouiri (OL, 19 ans), Paul-Georges Ntep (Kayserispor, 27 ans), Rafael (OL, 29 ans), Arnaud Foulquier (Watford, 26 ans), Gedeon Kalulu (AC Ajaccio, 22 ans), Mehdi Zeffane (libre, 27 ans), Bryan Dabo (Fiorentina, 27 ans).