Zlatan, une Rockstar à Paris

Ibrahimovic

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L’arrivée de Zlatan Ibrahimovic au Paris-Saint-Germain est une avancée sportive majeure pour le club. Mais le Suédois, doté d’une très forte personnalité, devrait aussi faire parler de lui en dehors du terrain. Portrait.

Partout où il passe, il se met immédiatement au centre de toutes les attentions. En Suède, où il est désormais considéré comme une véritable idole, mais aussi dans tous les clubs où il a joué, Zlatan Ibrahimovic fait sensation. Presque aussi déjanté que Mario Balotelli, qu’il a côtoyé à l’Inter Milan, le géant scandinave (1,95 pour 84 kg) est passé maître dans l’art de susciter la polémique. La faute à un ego surdimensionné qui lui confère aujourd’hui un statut de Rockstar.

Issu d’une famille modeste émigrée d’ex-Yougoslavie (Son père est Bosnien, sa mère Croate), il a vu le jour le 31 octobre 1981 près de Malmö. Il fera d’ailleurs le bonheur du club local avant d’émigrer à l’Ajax Amsterdam, à l’âge de 19 ans. Trois ans plus tard, lors d’un match de championnat face à Breda, en 2004, il ridiculise à lui tout seul six défenseurs adverses puis le gardien pour inscrire un but d’anthologie, qui fera rapidement le tour du monde. La légende est en marche.

Mais déjà, son fichu caractère lui vaut quelques prises de bec mémorables avec ses coéquipiers ou ses dirigeants. Adepte des représailles verbales et mêmes physiques (son compatriote Wilhelmsson pourrait en témoigner), il n’aime rien moins de jouer les provocateurs. Lors de sa première conférence de presse à l’Ajax, il avait lancé aux journalistes médusés : « Moi je suis Zlatan, Et vous, vous êtes qui putain ? » Autant de frasques qui ne sont pas sans rappeler un certain Eric Cantona, autre génie incompris du ballon rond.

«J’étais une Ferrari conduite comme une Fiat»

Plus récemment, dans une autobiographie sobrement intitulée «Moi, Zlatan» (vendu à plus de 500 000 exemplaires), il se permet de tacler sévèrement de Pep Guardiola, responsable selon lui de son échec au Barça. «Guardiola préférait chouchouter Messi, il ne me regardait même pas. J’étais une Ferrari conduite comme une Fiat.» Il égratigne aussi l’effectif catalan, qui a pourtant tutoyé les sommets ces dernières années. «Le vestiaire du Barça est gentillet. Messi, Xavi et Iniesta sont comme des élèves à l’école, ils obéissent sans jamais ouvrir la bouche. Moi je suis un type qui aime les gens qui grillent les feux rouges ! » Toujours cette référence aux voitures pour un joueur habitué à faire exploser les compteurs depuis ses jeunes années amstellodamoises où il s’adonnait aux rodéos urbains avec son ami, l’ancien Marseillais Mido.

On l’aura compris, «Ibra» a pris le soin de se créer un personnage, presque une œuvre d’art. Son agent, le truculent Mino Raiola, n’hésite d’ailleurs pas à le comparer à «La Joconde». Mais lui, c’est au Parc des Princes qu’il faudra désormais venir l’admirer. Pour ses frasques autant que pour ses exploits balle au pied. Dernièrement, le buteur suédois s’est lancé dans l’acquisition d’une île déserte pour 2,5 M€. Histoire de pouvoir s’adonner à son autre passion : la chasse.

A. B.

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