OM – L’analyse de Bastien Aubert : « Avec l’arbitrage, Benatia se trompe de combat »

Medhi Benatia (OM)
Bastien Aubert
30 novembre 2025

Si Medhi Benatia s’est agacé, le match nul de l’OM ce samedi au Vélodrome contre le Toulouse FC n’a pas grand-chose à voir avec l’arbitrage d’Éric Wattellier. Le mal est ailleurs.

On appelle ça une réaction à chaud ou, au pire, un coup de sang. Dès le coup de sifflet final du match entre l’OM et Toulouse (2-2) hier soir, Medhi Benatia n’a pas masqué sa colère en publiant sur X un cliché agacé d’une faute toulousaine dans sa surface sur Igor Paixao. On jouait alors la 85e minute, l’OM menait alors 2-1 et était à quelques encablures de ravir la tête de la Ligue 1 au PSG. Sauf que, patatras : comme contre Angers, les hommes de Roberto De Zerbi ont été rejoints bêtement dans le temps additionnel sur un but casquette de Santiago Hidalgo. Sur le coup, Geronimo Rulli n’a pas été inoubliable et cela en dit assez sur les manquements de la soirée marseillaise. 

Dans quel monde Gomes est-il préféré à Vermeeren ?

Car, hier et n’en déplaise à Benatia, les deux points perdus par l’OM n’ont pas grand-chose à voir avec l’arbitrage d’Éric Wattellier. Il faut plutôt aller chercher du côté de la prestation fantomatique d’Angel Gomes et du turnover opéré par son coach pour en expliquer les origines. On entend le bien-fondé de ce roulement, avec un match tous les trois jours. Mais il faudra nous expliquer dans quel monde Arthur Vermeeren (20 ans) ne peut pas enchaîner deux matches titulaire en une semaine quand son aîné Pierre-Emerick Aubameyang (36 ans) en est capable ? Mieux, le Gabonais a été celui qui a sonné la révolte marseillaise en seconde période quand il a dû avaler les kilomètres sur un flanc gauche déserté par l’inconstant Paixao.

L’OM, cancre des fins de match

On aimerait également comprendre comment cette équipe, qui a montré de vraies belles choses en seconde période, agit désormais en réaction quand elle était capable d’imprimer en début de saison rythme et intensité dès l’entame (le PSG a payé pour voir). Avec tant de failles, il n’est pas donc pas étonnant de subir et de se mettre constamment en danger jusqu’au bout du temps additionnel. Les chiffres viennent évidemment confirmer ce terrible constat : l’OM a encaissé quatre de ses 14 buts en Ligue 1 après la 90e minute cette saison (seul le FC Lorient, 5, en a concédé davantage). C’est précisément sur ce sujet qu’on aimerait voir Benatia cancaner. 

Bastien AUBERT

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