La défaite honteuse de l’OM face au FC Nantes (0-2) continue de faire parler : l’absence remarquée de Robinio Vaz et Darryl Bakola intrigue. Officiellement, Roberto De Zerbi a évoqué un manque de forme. Officieusement, la réalité serait bien différente.
La version officielle n’a pas convaincu grand monde à Marseille. Interrogé sur les absences conjuguées de Robinio Vaz et de Darryl Bakola face au FC Nantes (0-2), Roberto De Zerbi s’est montré laconique en conférence de presse. Selon l’entraîneur de l’OM, les deux joueurs n’étaient tout simplement pas assez en forme pour entrer en jeu. Une explication qui a rapidement suscité des doutes, tant la physionomie du match appelait des changements offensifs et un supplément de folie dans les trente derniers mètres. Face à un FC Nantes regroupé mais prenable, l’OM a manqué de percussion, de profondeur et de solutions sur le banc. Dans ce contexte, voir deux joueurs capables d’apporter de la vitesse et de l’impact rester scotchés sur la touche a surpris jusque dans les rangs marseillais.
La vérité se joue loin du terrain
Selon nos informations, l’absence de Vaz et Bakola serait directement liée à leurs situations contractuelles. Les négociations autour de leur prolongation seraient actuellement tendues, voire bloquées. Une situation qui aurait poussé le staff et la direction de l’OM à adopter une ligne dure. Toujours selon nos sources, la décision de ne pas faire appel aux deux joueurs ne relèverait pas uniquement du choix de Roberto De Zerbi. Elle serait le fruit d’une consigne venue de Medhi Benatia. L’objectif est limpide : mettre la pression sur les joueurs et leurs représentants dans des discussions jugées trop compliquées par la direction olympienne.
Benatia reste maître du jeu
En interne, le message est assumé. L’OM ne souhaite plus subir dans les négociations et entend reprendre la main. En laissant Vaz et Bakola hors du jeu, malgré un scénario qui aurait pu justifier leur entrée, le club envoie un signal fort : aucun joueur n’est indispensable s’il ne s’inscrit pas pleinement dans le projet contractuel et sportif. Une méthode qui peut surprendre, mais qui s’inscrit dans une gestion plus ferme des dossiers sensibles depuis l’arrivée de Medhi Benatia aux commandes du sportif. Quitte à fragiliser l’équipe à court terme, l’OM privilégie une stratégie de rapport de force assumée.
Un choix lourd de conséquences
Reste une question majeure : ce type de décision est-il compatible avec les ambitions sportives immédiates du club ? Face à Nantes, l’OM a cruellement manqué de solutions et cette gestion extra-sportive a clairement pesé sur le rendu collectif. À quelques jours d’échéances cruciales, notamment le choc face au PSG au Trophée des Champions (jeudi, 19h), cette affaire Vaz-Bakola illustre les tensions actuelles en coulisses. À Marseille, le mercato et les prolongations se jouent parfois autant sur le banc que dans les bureaux. Et cette fois, le terrain en a peut-être payé le prix.
Bastien AUBERT






















