À LA UNE DU 18 AVR 2026

Stade Rennais : crise ouverte après la déroute contre l’OM ? La vérité explosive de Beye

Habib Beye (Stade Rennais)

Le Stade Rennais n’a pas seulement quitté la Coupe de France par la petite porte après un naufrage au Vélodrome. Sur le terrain comme dans les coulisses, la défaite face à l’OM (3-0) a semé le doute, attisant de nombreuses spéculations sur l’ambiance du vestiaire et la stabilité du projet porté par Habib Beye. Face à l’emballement, le technicien a finalement pris la parole pour remettre les pendules à l’heure et protéger un groupe sous tension, alors que se profilent deux rendez-vous déjà décisifs contre le RC Lens et le PSG.

Une soirée cauchemardesque pour Rennes au Vélodrome

Le choc contre Marseille s’est mué en calvaire pour les Rennais. D’entrée, une faute de relance de Merlin – dès la première minute – a plongé le groupe dans le doute. De nouvelles erreurs dès la reprise, un déficit de justesse collective et l’incapacité à revenir dans le match ont scellé une élimination sèche, amplifiant la pression qui pèse sur Rennes.

La statistique est sans appel : avec 9 buts encaissés sur les trois derniers matches, la défense accuse le coup et le moral vacille. Il n’en fallait pas plus pour voir émerger en tribunes et sur les réseaux la thèse d’une équipe en crise, comme l’illustrent les tensions récentes entre Habib Beye et ses joueurs après la défaite contre l’OM.

Habib Beye rétablit la vérité sur l’ambiance du vestiaire

La défaite a fait couler beaucoup d’encre. Dans les rumeurs, deux noms reviennent avec insistance : Mousa Al-Tamari et Brice Samba, tous deux présentés comme les protagonistes d’accrochages avec Habib Beye, respectivement à la pause puis après une relance manquée menant au deuxième but phocéen. Le coach refuse d’alimenter la polémique : « Je suis encore surpris par le côté inexact de tout ce qui est rapporté. Tout ce qui est relaté est inexact. Ce n’est pas un accrochage mais une consigne de coach comme dans tous les vestiaires. »

Beye martèle son message d’apaisement, donnant la priorité à la cohésion et à la vérité des faits : « On sait aussi que ça tourne vite dans un sens ou l’autre. Il faut être calme. On ne peut pas être dans cette situation comme celle-ci ou tout est vu de manière négative. Je protège mon groupe ; ce qui est dommage, c’est que tout sorte et soit déformé. »

Un entraîneur sous pression mais fidèle à ses choix

Critiqué pour sa gestion pendant le match et pour sa communication d’après-match – certains l’ayant trouvé trop serein malgré l’ampleur de la défaite –, Habib Beye assume l’intégralité de ses décisions. Il insiste sur la performance collective et la complexité du défi au Vélodrome : « Notre ambition, c’était d’essayer d’équilibrer le rapport de force de possession. On a eu le ballon 52 % du temps. Face à l’OM, peu d’équipes peuvent rivaliser. »

Le RC Lens et le PSG, la relance ou la crise ?

Le danger pour Rennes n’est pas seulement dans la tempête médiatique, il est aussi dans le temps, car le calendrier n’offre aucun répit. Dès demain, un déplacement capital attend le groupe à Lens, prétendant direct à l’Europe, avant, une semaine plus tard, la réception du Paris Saint-Germain. Deux matchs couperets où la réaction du groupe, la capacité à se serrer les coudes et à rebondir seront scrutées à la loupe.

Face à l’enchaînement de résultats négatifs, aux erreurs individuelles et aux bruits de vestiaire, Beye veut éviter « que tout soit vu de manière négative, et martèle l’urgence de la solidarité et du travail

Rennes n’aura d’autre choix que de faire front. En vrai capitaine de vestiaire, Habib Beye s’attache à « protéger son groupe » et à préparer une réaction à la hauteur du défi. Les prochains jours s’annoncent décisifs, sur et en dehors du terrain.

Mercato et actu foot : les infos les plus chaudes

Vidéos foot : OM, Stade Rennais