Ce samedi soir, le PSG sera en déplacement au Havre avec la possibilité de prendre quatre points d’avance sur le RC Lens en cas de succès. Mais il devra se méfier de Sofiane Boufal, qui avait mis Lionel Messi sous l’éteignoir il y a quelques années.
Le match nul concédé par le RC Lens sur la pelouse du RC Strasbourg Alsace (1-1) pourrait bien peser lourd dans la course au titre. Ce résultat ouvre en effet une opportunité en or pour le Paris Saint‑Germain. En cas de victoire ce soir face au Le Havre AC, les Parisiens prendraient quatre points d’avance en tête de la Ligue 1, un matelas loin d’être négligeable à l’approche d’un mois de mars particulièrement chargé.
Car le calendrier du PSG s’annonce vertigineux. Les hommes de Luis Enrique vont entrer dans la phase décisive de leur saison, avec deux huitièmes de finale de Ligue des champions face à Chelsea FC, suivis, en cas de qualification, d’éventuels quarts de finale. Dans ce contexte, chaque point pris en championnat peut faire la différence. Disposer d’un « joker » sous la forme d’une avance confortable permettrait de mieux gérer les rotations, de préserver les cadres et d’aborder les échéances européennes avec davantage de sérénité.
Le nul lensois a également confirmé la détermination des Sang et Or, toujours capables de rivaliser malgré un effectif éprouvé. À la Meinau, les Lensois ont encore démontré qu’ils ne lâcheraient rien dans la lutte pour le sommet, ce qui oblige Paris à maintenir un haut niveau d’exigence. Le moindre relâchement pourrait relancer complètement le suspense.
Boufal, un dribbleur capable de faire basculer un match
Si sur le papier Le Havre ne fait pas partie des cadors du championnat, le PSG aurait tort de sous-estimer son adversaire. Le club normand, actuellement installé en milieu de tableau, possède dans ses rangs des joueurs capables de créer la surprise, à commencer par Sofiane Boufal. À 32 ans, le milieu offensif franco-marocain conserve une qualité technique rare et une capacité à éliminer ses adversaires dans les petits espaces.
L’ancien joueur du Celta de Vigo aime d’ailleurs rappeler une statistique qui illustre son talent. Lors de la saison 2018-2019 en Liga, il avait terminé avec le plus grand nombre de dribbles réussis du championnat, devançant même Lionel Messi dans ce domaine précis. Une performance dont il garde un souvenir amusé : partout, Messi dominait les classements — buts, passes décisives, occasions créées — mais sur un point, Boufal avait réussi à se hisser devant la légende argentine. Une anecdote qui résume son profil : imprévisible, capable d’éclairs de génie, et donc potentiellement dangereux pour une défense parisienne trop confiante.
Luis Enrique veut éviter toute mauvaise surprise
Conscient des enjeux, Luis Enrique devrait aligner une équipe compétitive, loin du turnover massif observé lors de la victoire contre Metz (3-0). La gestion de l’effectif reste toutefois un exercice d’équilibriste, entre la nécessité de gagner en championnat et celle de ménager certains cadres.
En défense centrale, l’entraîneur espagnol pourrait reconduire Illia Zabarnyi, afin de préserver Marquinhos, très sollicité en Ligue des champions. À ses côtés, Willian Pacho est pressenti pour débuter, tandis que Nuno Mendes devrait occuper le couloir gauche. Le flanc droit reste en balance : Achraf Hakimi, habitué du poste, pourrait souffler après plusieurs titularisations consécutives, ce qui ouvrirait la porte à Warren Zaïre‑Emery dans un rôle plus hybride.
Au milieu de terrain, la titularisation de Zaïre-Emery sur un côté pourrait permettre à un profil plus offensif comme Désiré Doué ou un autre élément créatif d’occuper l’axe, afin d’apporter de la fraîcheur et de la verticalité. L’objectif est clair : contrôler le rythme du match et éviter tout scénario piège face à une équipe havraise qui jouera sans pression.
Une occasion de frapper un grand coup avant l’Europe
Au-delà du simple résultat, ce déplacement représente un moment charnière pour la saison parisienne. Une victoire permettrait non seulement de creuser l’écart en tête, mais aussi d’envoyer un message fort à la concurrence : malgré un calendrier surchargé, le PSG reste maître de son destin.
À l’inverse, un faux pas relancerait immédiatement la lutte pour le titre et ajouterait de la pression avant les échéances européennes. Dans un championnat où chaque détail compte, Paris sait qu’il ne peut pas se permettre de calculer.
Face à un adversaire accrocheur et porté par des individualités imprévisibles comme Boufal, les Parisiens devront afficher sérieux, discipline et efficacité. Car c’est souvent dans ces matches, loin des projecteurs de la Ligue des champions, que se construisent les titres.
Le calendrier de fin de saison du PSG
28/02 : Le Havre-PSG (24e journée de Ligue 1)
06/03 : PSG-Monaco (25e journée de Ligue 1)
10/03 : 8es de finale aller de la Champions League
15/03 : PSG-Nantes (26e journée de Ligue 1)
18/03 : 8es de finale retour de la Champions League
22/03 : Nice-PSG (27e journée de Ligue 1)
05/04 : PSG-Toulouse (28e journée de Ligue 1)
07/04 : Quart de finale aller de la Champions League
12/04 : Lens-PSG (29e journée de Ligue 1)
14/04 : Quart de finale retour de la Champions League
19/04 : PSG-Lyon (30e journée de Ligue 1)
26/04 : Angers-PSG (31e journée de Ligue 1)
28/04 : Demi-finale aller de la Champions League
03/05 : PSG-Lorient (32e journée de Ligue 1)
05/05 : Demi-finale retour de la Champions League
09/05 : PSG-Brest (33e journée de Ligue 1)
16/05 : Paris FC-PSG (34e journée de Ligue 1)
30/05 : Finale de la Champions League





















