Titulaire hier soir avec le TFC face à l’OM (2-2, 4 t.a.b. à 3), Djibril Sidibé a vu des Marseillais trembler dans les vingt dernières minutes à l’idée de faire les tirs au but.
Le rêve de l’Olympique de Marseille de soulever une première Coupe de France depuis 1989 s’est brutalement envolé hier soir. Au terme d’un match spectaculaire face au Toulouse FC (2-2), les Phocéens ont finalement cédé lors de la séance de tirs au but (3-4), confirmant une inquiétante fragilité dans cet exercice.
Un scénario cruel pour Marseille
La rencontre avait pourtant idéalement commencé pour les hommes d’Habib Beye. Dès la 2e minute, Mason Greenwood transformait un penalty et lançait parfaitement les siens.
Mais Toulouse a rapidement réagi, profitant d’un corner parfaitement exploité pour revenir au score. Une séquence qui allait devenir un fil rouge de la soirée : les Violets se sont montrés particulièrement dangereux sur coups de pied arrêtés.
En seconde période, Igor Paixão redonnait l’avantage à Marseille, laissant penser que le Vélodrome allait enfin vibrer pour une qualification. Pourtant, une nouvelle fois sur corner, les Toulousains égalisaient et envoyaient les deux équipes vers une séance de tirs au but devenue presque fatale pour l’OM.
Une série noire aux tirs au but
Cette élimination confirme une statistique inquiétante pour les Marseillais : sur les six dernières séances de tirs au but disputées, ils en ont perdu cinq. La seule exception remonte à la qualification face au SL Benfica lors de la saison 2023-24.
Depuis, les Phocéens ont été sortis par l’FC Annecy en 2022-23, le Panathinaïkos FC et le Stade Rennais FC en 2023-24, le LOSC Lille en 2024-25 et le Paris Saint-Germain en 2025-26.
Une spirale négative qui finit par peser lourd psychologiquement.
Le ressenti côté toulousain
Invité de l’émission Rothen s’enflamme, Djibril Sidibé a confirmé que ce doute marseillais était perceptible sur le terrain.
Selon le défenseur du TFC, la tension était palpable bien avant la séance :
« Dès les vingt dernières minutes, on sentait que les Marseillais ne jouaient plus de la même manière et avaient inconsciemment la pression d’aller aux tirs au but. »
Dans l’attitude, la différence était frappante. Les Toulousains semblaient confiants et déterminés, tandis que les Marseillais donnaient parfois l’impression d’aborder l’exercice avec un poids psychologique énorme.
Le syndrome du Vélodrome ?
Cette nouvelle désillusion alimente aussi un autre débat : celui du fameux « syndrome Vélodrome ». Plusieurs éliminations marquantes de ces dernières saisons se sont produites à domicile, dans un stade pourtant réputé pour pousser son équipe.
Mais cette pression permanente peut aussi devenir un fardeau lorsque les choses tournent mal. Dans ces moments décisifs, l’environnement électrique du Vélodrome semble parfois amplifier la nervosité plutôt que libérer les joueurs.
Pour l’OM, la question mentale devient donc centrale. Car sur le plan du jeu, l’équipe a montré qu’elle pouvait rivaliser. Mais tant que cette fragilité dans les moments clés ne sera pas réglée, les grandes soirées marseillaises risquent de continuer à se transformer en cruelles désillusions.
Le calendrier de fin de saison de l’OM
07/03 : Toulouse-OM (25e journée de Ligue 1)
13/03 : OM-Auxerre (26e journée de Ligue 1)
22/03 : OM-Lille (27e journée de Ligue 1)
05/04 : Monaco-OM (28e journée de Ligue 1)
12/04 : OM-Metz (29e journée de Ligue 1)
19/04 : Lorient-OM (30e journée de Ligue 1)
26/04 : OM-Nice (31e journée de Ligue 1)
03/05 : Nantes-OM (32e journée de Ligue 1)
09/05 : Le Havre-OM (33e journée de Ligue 1)
16/05 : OM-Rennes (34e journée de Ligue 1)




















