À LA UNE DU 22 AVR 2026

OM : l’élimination face à Toulouse a provoqué un départ passé complètement inaperçu

Mercredi soir, le Vélodrome s’est vidé dans un mélange de stupeur et de colère. L’OM venait de dire adieu à la Coupe de France, battu par Toulouse au terme d’une séance de tirs au but irrespirable (2-2, 3-4 t.a.b.). Une nouvelle désillusion pour un club qui court toujours après un trophée majeur depuis plus d’une décennie et qui, une fois encore, a vu ses espoirs s’effondrer à domicile.

Sur le terrain, le scénario avait pourtant longtemps laissé croire à une soirée différente. L’OM a mené deux fois dans la rencontre, avant d’être repris sur coups de pied arrêtés puis de s’incliner lors de la séance fatidique. Le penalty manqué d’Ethan Nwaneri a scellé l’élimination marseillaise et envoyé Toulouse en demi-finale. Mais la véritable scène marquante de la soirée ne s’est peut-être pas déroulée sur la pelouse.

Un départ discret dans un club déjà fragilisé

Alors que les supporters exprimaient leur rage dans les tribunes et aux abords du stade, un homme a quitté l’enceinte presque en silence. Selon L’Équipe, Alban Juster, président intérimaire de l’OM, s’est éclipsé seul du Vélodrome, sac à dos sur les épaules, sans un mot ni escorte particulière.

Une image presque anodine, mais qui résume à elle seule le moment étrange que traverse le club. Dans un contexte de gouvernance déjà trouble, la silhouette discrète du dirigeant quittant le stade sans déclaration ni réaction a frappé certains observateurs présents sur place.

Ce départ discret contraste avec la tempête qui entoure l’institution marseillaise. Car au-delà de l’élimination, c’est tout l’organigramme du club qui semble naviguer dans un brouillard épais.

Une direction illisible

À Marseille, la notion d’avenir proche est devenue floue. Autour du propriétaire Frank McCourt, les intentions apparaissent de moins en moins lisibles. La vice-présidente du conseil de surveillance, Shéhérazade Semsar-de Boisséson, s’impose comme la véritable figure d’influence du club, tandis que le président intérimaire reste en retrait. Dans le même temps, le directeur sportif Mehdi Benatia doit quitter ses fonctions en juin, et l’entraîneur se retrouve déjà fragilisé par les résultats et l’instabilité ambiante.

Cette succession de zones grises alimente les interrogations. L’élimination face à Toulouse n’est peut-être qu’un symptôme supplémentaire d’un club qui cherche toujours son cap. Plusieurs chantiers s’ouvrent désormais, entre gouvernance incertaine et effectif en reconstruction.

Le symbole d’une saison qui se fissure

Au Vélodrome, la colère des supporters a été immédiate, certains laissant éclater leur frustration après cette nouvelle désillusion. La Coupe de France représentait l’une des dernières opportunités de titre pour Marseille cette saison. Dans ce climat électrique, l’image d’Alban Juster quittant le stade seul, sac à dos sur les épaules, prend une dimension presque symbolique. Comme si, au milieu du vacarme et des doutes, personne ne semblait vraiment tenir la barre. Et que cette élimination face à Toulouse n’avait fait que révéler un malaise plus profond.

Actu foot OM : les infos les plus chaudes

Vidéos OM : toutes les infos foot