Battue à Rodez, l’ASSE a pourtant encore son destin en partie entre ses mains. Un modèle statistique continue d’accorder une chance réelle de montée directe en Ligue 1.
La défaite concédée sur la pelouse de Rodez (2-1) aurait pu sceller les espoirs de montée directe de l’ASSE. Elle n’a fait que compliquer un peu plus une fin de saison déjà sous tension. Car malgré ce revers — le 10e de l’exercice — les Verts restent pleinement dans la course, chiffres à l’appui.
Selon les simulations de Fabien Torre, maître de conférences en informatique à l’Université de Lille, Saint-Étienne conserve tout de même 37 % de chances de terminer à la deuxième place, synonyme de montée directe en Ligue 1. Un mince espoir pour un scénario fou samedi prochain.
Des probabilités encore favorables malgré la dynamique
Ces projections reposent sur des milliers de scénarios simulés intégrant résultats passés, calendrier restant et probabilités de performance. Malgré leur contre-performance récente, les Stéphanois affichent encore des perspectives solides :
- 82 % de chances de terminer sur le podium
- 98 % de finir dans le Top 4
- et donc une probabilité très élevée de disputer, au minimum, les barrages d’accession
Un duel sous haute tension avec Le Mans
Dans cette course à la montée, la bataille pour la deuxième place se joue essentiellement avec Le Mans. Le club sarthois conserve un léger avantage dans les modèles probabilistes (59 % de chances de Top 2 contre 37 % pour l’ASSE), notamment grâce à sa position actuelle et aux confrontations directes favorables.
Le scénario est limpide :
- Saint-Étienne doit gagner face à Amiens
- et espérer un faux pas de son concurrent direct à Bastia, qui peut encore se maintenir
Le verdict du terrain
À deux journées de la fin, les équations sont simples, mais l’exécution s’annonce délicate. Les Verts n’ont plus vraiment le droit à l’erreur.
Les calculs de Fabien Torre offrent une vérité froide : la montée directe est encore possible, mais elle ne dépend plus uniquement de Saint-Étienne.
Reste désormais à transformer ces pourcentages en réalité. Sur le terrain, là où les probabilités s’effacent toujours devant le verdict du jeu.




















