À LA UNE DU 18 AVR 2026

OM : Benatia a réglé ses comptes, ça va faire grincer des dents à Marseille

Le directeur du football de l'OM, Medhi Benatia, avant le Clasico au Parc des Princes.

Trouver de la compétence est une quête compliquée. Dans le football moderne, et plus encore à l’Olympique de Marseille, elle se heurte souvent à une autre réalité : celle du terrain humain, des réseaux, de la loyauté et de l’adaptabilité. Une équation bien plus floue que les CV.

Alors que le très diplômé et très expérimenté Stéphane Richard vient d’être nommé à la présidence du club, le débat sur les profils de dirigeants en Ligue 1 reprend de l’ampleur. Et l’OM en devient presque un cas d’école : ici, la compétence ne se lit jamais uniquement sur un diplôme.

Une scène à Rome, et une vérité de vestiaire

Comme le rapporte Mathieu Grégoire dans un article pour L’Équipe, en mai dernier, dans un salon feutré du Cavalieri Waldorf Astorialors au moment du ritiro à Rome, un échange informel entre Medhi Benatia illustre ce décalage permanent entre théorie et pratique.

Pendant que Roberto De Zerbi saluait Daniele De Rossi, la conversation dérivait sur un sujet central : comment juger la compétence réelle des équipes dirigeantes dans un club comme l’OM ?

Benatia, à la tête de la direction sportive, exprimait alors une frustration récurrente : certaines fonctions du club lui semblaient manquer d’efficacité et de professionnalisme. Mais un problème demeurait entier : comment mesurer objectivement la performance d’un salarié dont on ignore presque tout du métier ?

La limite des critères “visibles”

Dans un club de football moderne, il est facile d’évaluer un entraîneur ou un directeur sportif. Mais qu’en est-il des autres métiers ? Comment juger le travail de ceux qui gèrent la billetterie, la communication des féminines, les relations presse ou les ressources humaines ?

Et dans ce brouillard organisationnel, un critère prend parfois le dessus sur tous les autres : la loyauté.

La loyauté comme filtre de recrutement

À court terme, la loyauté fonctionne. Elle stabilise, elle sécurise, elle crée un entre-soi rassurant dans un environnement instable. Mais à long terme, elle peut devenir insuffisante.

Dans un club qui se rêve structurellement ambitieux, comme l’OM, la loyauté ne suffit plus à faire tourner l’ensemble des rouages. Elle doit être complétée par des compétences techniques, managériales et organisationnelles.

C’est précisément là que naît la tension : entre un modèle basé sur le réseau et la confiance personnelle, et un modèle fondé sur des process, des métiers et des expertises.

L’OM, laboratoire permanent de la gouvernance

L’arrivée de Stéphane Richard à la présidence symbolise cette recherche d’équilibre. Son profil, très institutionnel et expérimenté, tranche avec une gouvernance parfois plus instinctive et relationnelle incarnée ces dernières années par Pablo Longoria ou Medhi Benatia.

Dans ce contexte, l’OM tente de stabiliser une équation complexe : concilier vision stratégique, efficacité opérationnelle et culture du club.

Un objectif assumé par la nouvelle direction : installer une continuité de performance et sortir du cycle des réorganisations permanentes, comme l’a récemment rappelé la direction dans sa volonté de “continuité au plus haut niveau”

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