Selon nos informations, un club saoudien a affiché un récent intérêt pour Amine Gouiri (OM, 26 ans) mais le contexte local a changé.
L’OM voit le vent tourner. Alors qu’un départ d’Amine Gouiri pourrait avoir lieu cet été pour renflouer les caisses, une tendance s’est refroidie. Selon nos informations, un club saoudien, dont l’identité n’a pas filtré, avait récemment manifesté un intérêt pour l’attaquant marseillais. Au point même de préparer une offre susceptible de pousser les dirigeants olympiens à s’asseoir à la table des discussions.
Mais depuis peu, le dossier a changé de direction. Le Fonds public d’investissement d’Arabie saoudite (PIF), qui pilote toujours en grande partie la stratégie des clubs majeurs du championnat saoudien, a décidé de réduire la voilure. Une nouvelle politique économique qui impacte déjà plusieurs dossiers chauds du prochain mercato… dont celui de Gouiri.
Le PIF serre les dépenses
Selon nos informations, la priorité est désormais claire côté saoudien : alléger certains contrats énormes accordés ces dernières années et miser davantage sur des profils performants mais financièrement plus raisonnables. En clair, les offres extravagantes ne seront plus majoritaires sur le marché. Elles existeront toujours, mais seulement au cas par cas. Conséquence directe : le club intéressé par Amine Gouiri a finalement pris ses distances et ne prévoit plus, à ce stade, de passer à l’action.
Une tendance qui éloigne donc une menace importante pour l’OM, qui aurait pu voir débarquer une proposition difficile à refuser économiquement. Pour Marseille, c’est aussi un signal positif sur le plan sportif. Depuis son arrivée, Gouiri a rapidement pris une place importante dans l’effectif. Son profil technique, sa mobilité et sa capacité à évoluer dans plusieurs zones offensives sont appréciés. Le voir rester représenterait forcément une bonne nouvelle dans l’optique de la saison prochaine.
Greenwood, un dossier relancé ?
Mais ce changement de stratégie saoudienne pourrait avoir des conséquences sur un autre dossier brûlant du mercato de l’OM : Mason Greenwood. L’été dernier déjà, l’ailier anglais était cité parmi les profils suivis en Saudi Pro League. Une destination que le joueur n’écartait pas, notamment en raison des salaires colossaux proposés sur place. À Marseille, certains imaginaient même qu’une offensive saoudienne pourrait permettre au club de réaliser une vente historique.
Sauf qu’aujourd’hui, cette hypothèse perd mécaniquement en crédibilité. Avec le nouveau cadrage financier imposé par le PIF, les clubs saoudiens semblent beaucoup moins enclins à investir massivement sur des profils coûteux. Et Greenwood, qui serait aussi ciblé par la Juve l’Atlético et Dortmund, entre précisément dans cette catégorie. Entre indemnité de transfert élevée, salaire conséquent et forte concurrence européenne sur le dossier, l’opération apparaît désormais bien plus compliquée. Même si, en matière de mercato, les tendances peuvent évoluer très vite, le coup de frein saoudien redistribue déjà plusieurs cartes à l’OM.
Bastien Aubert




















