RC Lens – Mercato : Autret n’en pouvait plus d’Alain Casanova

Recruté par Brest en début de mercato, Mathias Autret ne regrette pas d’avoir quitté le RC Lens. Ou plutôt son entraîneur Alain Casanova…

Le passage de Mathias Autret au RC Lens laissera un souvenir contrasté. Performant lors de sa première saison, l’ailier s’est éteint durant la seconde pour ne plus tenir qu’un rôle de joker offensif. Des difficultés que la recrue brestoise, interrogée par le site officiel du SB29, met sur le compte de l’arrivée d’Alain Casanova sur le banc.

« J’ai fait une première saison où je me suis vachement épanoui. Je suis tombé sur un coach qui m’a pris sous son aile. J’ai fait 38 matches et avec un effectif peu étoffé, on a joué la montée jusqu’à deux semaines de la fin. Ensuite, Antoine Kombouaré est parti. Un nouvel entraîneur complètement différent est arrivé, Alain Casanova. Moi, j’ai payé physiquement la saison que je venais de faire et ça s’est mal passé avec lui. On a cherché, on a discuté mais on n’a jamais réussi à se comprendre. Le club me plaisait toujours mais quand on ne joue pas, c’est trop compliqué. Rester avec Casanova, c’était perdre mon temps, on n’était pas fait pour travailler ensemble. Je n’ai pas été prolongé et on m’a dit à la fin de la saison que l’aventure s’arrêtait là. »

Autret voulait déjà partir en janvier

Les dissensions étaient telles entre les deux hommes que l’ailier de 26 ans voulait déjà quitter l’effectif des Sang et Or lors du mercato hivernal. Mais son club avait alors refusé de le laisser partir.

« J’aurais aimé venir dès le mercato d’hiver parce que je savais très bien comment ça allait se passer. J’ai une grande confiance en Greg (Lorenzi, le coordinateur sportif du Stade Brestois) et on aurait trouvé un accord mais Lens n’a pas voulu me laisser partir. C’est une partie du foot que je déteste. Garder les joueurs alors qu’on ne s’en sert pas, ne pas vouloir prêter ton joueur à un club concurrent… »

En fin de contrat, Autret a cette fois pu rejoindre la formation bretonne sans rencontrer le moindre obstacle. Mais n’en garde pas moins un grand souvenir du RC Lens : « C’est le plus gros club dans lequel j’ai joué. Le public, les installations, le stade, les qualités humaines, tout est top. Pour n’importe quel joueur, quel plaisir de travailler dans ces conditions ! »

Sylvain Opair