OM : Eyraud, un combat judiciaire perdu d'avance avec les ultras ?
Jacques-Henri EyraudCredit Photo - Icon Sport
par Raphaël Nouet
CONFLIT

OM : Eyraud, un combat judiciaire perdu d'avance avec les ultras ?

Le président de l'OM, Jacques-Henri Eyraud, aurait l'intention de faire payer aux ultras leur descente à la Commanderie. Mais selon un avocat, ça ne sera pas possible au niveau judiciaire…

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Depuis ce jeudi, les associations de supporters de l'OM se sont lancées un défi : lancer une action coup de poing quotidiennement (à 10h) afin de nuire d'une façon ou d'une autre à Jacques-Henri Eyraud et forcer son départ de la présidence. Aujourd'hui, ils ont frappé au porte-feuille en demandant à tous les passionnés du club de se désabonner d'Uber Eats, sponsor principal de l'OM, et de faire appel à son concurrent tant que la société de livraison n'aurait pas dénoncé la politique de JHE.

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"Cette résiliation pourrait être jugée abusive par le tribunal"

Une réaction forte à l'action du président de l'OM, qui entend faire payer aux ultras leur descente à la Commanderie avant le match contre Rennes fin janvier. Eyraud envisagerait même de dénoncer la convention liant les associations et le club pour l'occupation du Vélodrome. Mais, bonne nouvelle, un avocat, Ludovic Giudicelli, a expliqué dans Capital que, judiciairement, le dirigeant n'aurait pas le dernier mot.

"Le courrier de mise en demeure transmis par le club a une valeur juridique dans la mesure où il est le préalable à la résiliation unilatérale de la convention. Il s’agit d’une formalité juridique préalable. Toutefois la lettre invite à prendre contact avant le 1er mars, ce qui signifie que les groupes peuvent la contester, ce qui peut ouvrir la porte à des négociations ou à une transaction amiable. J’ai cru comprendre que le club voulait résilier cette convention pour faute, au regard des évènements du centre d’entraînement. Classiquement, il faut que la faute dont se prévaut le club soit le fait des groupes de supporters. Le lien de causalité entre les incidents et les groupes de supporters devra être établi. À ce jour, seuls des supporters, à titre individuel, ont fait l’objet de poursuites pénales. En conséquence, si le lien n’est pas établi entre la prétendue faute des groupes de supporters et le motif de résiliation, cette résiliation pourrait être jugée abusive par le tribunal."