Roberto De Zerbi a donné une conférence de presse lunaire après la qualification de l’OM en quarts de finale de la Coupe de France aux dépens de Bayeux (9-0).
Qualifié sans trembler pour les quarts de finale de la Coupe de France après une démonstration face à Bayeux (9-0), l’Olympique de Marseille a vécu une soirée paradoxale. Sur le terrain, une formalité. Devant les micros, un moment lunaire signé Roberto De Zerbi, fidèle à son franc-parler… et à son sens de la formule : « On a fait un beau match, un match sérieux en respectant tout le monde, en premier lieu le football. C’est vrai que le PSG a été éliminé mais nous, on a perdu contre Nantes (0-2, le 4 janvier), qui était avant-dernier du classement. Le foot, ce n’est pas que les grosses affiches. »
Un rappel à l’ordre clair. Pour le coach italien, l’OM ne peut pas se permettre de jouer en dilettante selon l’affiche. La Coupe de France, un match de Ligue 1, une petite ou une grande équipe : même combat. « Pour nous, on peut dire que ce genre de match est piégeux, le défi est d’aborder tous les matches de la même manière. Ça passe par la préparation. J’avais insisté pour que ce match soit pris comme un match important. Pour moi, il n’y a pas de Trophée des champions, ou de Coupe de France ou autre… Tous les matches sont importants », a-t-il martelé.
La belle boulette du staff de De Zerbi
Mais la conférence de presse a basculé dans une autre dimension lorsqu’un échange inattendu a révélé un étonnant cafouillage en interne. Inquiet pour la blessure d’Angel Gomes, De Zerbi s’est projeté sur le match de samedi à Angers… en se trompant sur la situation d’Arthur Vermeeren. « La blessure de Gomes ? J’espère que sa blessure ne sera pas grave car Vermeeren sera encore suspendu… » Sauf que non.
Le milieu belge a bien purgé ses deux matchs de suspension après son carton rouge contre le FC Nantes le 4 janvier dernier au Vélodrome (0-2). Une information que notre confrère Bruno Blanzat présent corrige aussitôt. Et la réponse de De Zerbi fait mouche. « Ah bon ? Mon staff m’a dit ça… à Marseille les ennemis sont partout ! J’en ai même dans mon staff ! (rires) » Rires en salle, sourire en coin du coach, mais message passé. Derrière l’humour, un aveu troublant et un petit tacle interne qui en dit long sur le flou permanent qui entoure l’OM. Même après un 9-0, rien n’est jamais totalement calme à Marseille.


















