Habib Beye a remporté sa première victoire sur le banc de l’OM en renversant l’OL au Vélodrome (3-2). Analyse.
Enfin droit au but !
Cela faisait longtemps qu’on n’avait pas vu les Marseillais armés d’aussi bonnes intentions. Certes brouillons et menés rapidement au score (Tolisso, 0-1, 3e), les hommes d’Habib Beye ont mis bon nombre d’ingrédients pour enflammer un Vélodrome en fusion. Greenwood, Weah et même Timber se sont succédé pour mettre la pression sur la défense lyonnaise.
Si un essoufflement s’est avéré par séquences, on a vu une équipe phocéenne enfin joueuse et aspirée vers l’avant, avant et après l’égalisation d’Igor Paixao (52e). Les Marseillais ot certes encaissé un but contre le cours du jeu (1-2, 77e), mais ils ont réagi pour égaliser par Aubameyang (2-2, 82e), puis pour passer devant par ce même Gabonais (3-2, 90e). Une réaction qui témoigne de leur nouvelle mentalité.
Certains joueurs enfin guéris ?
Plusieurs joueurs en manque de confiance se sont réveillés hier soir au Vélodrome. Leonardo Balerdi, hormis une relance dangereuse d’emblée et du déchet, a mis de l’impact et de l’intensité dans ses duels. Pierre-Emile Höjbjerg n’a pas été le plus transcendant mais il a harangué ses partenaires et haussé son niveau par rapport. Enfin, Gernomino Rulli a été à la parade, sauvant deux buts lyonnais en première période. Le stage à Marbella semble avoir fait du bien aux têtes et au physique. À confirmer dès mercredi dans ce même Vélodrome contre Toulouse en Coupe de France (21h05).
Un réajustement tactique salutaire de Beye
En 4-3-3, Habib Beye avait choisi de densifier son milieu avec trois joueurs. Globalement, les Marseillais ont dominé mais un bémol est venu s’inviter dans ce domaine : des trous béants sur les contres lyonnais en première période ! Plusieurs fois, Noah Nartey s’est retrouvé seul, avec de l’espace devant lui, pour perforer le rideau marseillais et alerter ses attaquants. Beye a rectifié le tir à la pause en faisant sortir Quinten Timber pour Igor Paixao… buteur sur sa première incursion (1-1, 52e) et passeur décisif pour Aubameyang (2-2, 80e). Un équilibre s’est reformé, avec plus de compacité, ce qui a permis d’inscrire le troisième but sur une action d’école, encore impulsée par le Brésilien. L’homme du match… et de cette fin de saison ?
Bastien Aubert, au Vélodrome




















